La crise vaccinale en trois citations

29.12.2020

« Je ne sais pas pourquoi j’ai pris autant de documents ; je ne les ai jamais regardés ; je dis juste tout ce qu’ils ont écrit pour moi ! » Cette courte assertion, qui tourne sur les réseaux sociaux canadiens, et qui a été analysée par des médias comme Toronto News, est un commentaire fait quelques secondes avant sa prise de parole publique par le docteur Barbara Yaffe, une des responsables de la gestion de la crise sanitaire dans l’État de l’Ontario. La dame qui croyait parler micro fermé a, par la suite, tenté de recontextualisé son propos afin d’en atténuer les effets. Pour autant, cette formule résume à merveille le sentiment diffus que l’on éprouve en écoutant depuis des mois les hauts responsables politiques, sanitaires et médiatiques, au Canada comme en France.

À propos de parole de perroquets médiatiques, la nouvelle tendance, depuis quelques jours sur nos médias, c’est de culpabiliser les anti-vaccins en les rendant par avance responsables de la mort de leurs sages concitoyens qui, eux, feront le geste civique de l’injection sans réflexion. Au cours d’un débat au sujet du projet de création d’un passeport vert prouvant que vous avez été vacciné pour avoir accès aux transports et autres lieux publics, le chroniqueur de CNews Karim Zeribi a remarquablement démonté l’absurdité de la mesure. S’adressant à l’un de ses contradicteurs qui l’accusait de vouloir refiler le Covid aux autres, il s’est exclamé : « Attendez, je ne comprends pas, si vous êtes vacciné et que moi, je ne le suis pas, moi j’ai un risque de l’attraper, vous non ! Attendez, si ce n’est pas ça, le vaccin, ça sert à quoi ? »

Une question de bon sens dont on se demande pourquoi elle n’est pas davantage posée et qui rejoint la formule lapidaire du Pr Denis Rancourt, un opposant canadien à la politique ubuesque de son gouvernement : « Imaginez un vaccin tellement sûr que l’on doit vous menacer pour le prendre, et ce, contre une maladie tellement mortelle que vous devez être testé pour savoir si vous l’avez. » Pour un peu, on en conclurait que le bon sens est encore le meilleur remède contre le Covid.

Source : Boulevard Voltaire