«Une série russophobe interminable»: le Premier ministre russe réagit au scandale de dopage

Vendredi, 6 décembre, 2019 - 10:56

Dmitri Medvedev a comparé les nouvelles accusations de dopage à l’égard de la Russie à «une série russophobeinterminable». Il a quand même admis que la décision finale de l’AMA pourrait être compliquée pour la Russie. 

 

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé, le 5 décembre, que la Russie devait agir contre le «problème inadmissible» du dopage, tout en estimant qu'elle n'était pas la seule à tricher. Cette déclaration est survenue à quelques jours d'une réunion de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui devra trancher sur le cas de la Russie. 

 

«Nous avons un problème avec le dopage et c'est inadmissible», a déclaré Dmitri Medvedev au cours d'une interview télévisée diffusée en direct par une vingtaine de chaînes russes, ajoutant que la Russie devait «adopter une position plus sévère à ce sujet». 

 

Il a toutefois déploré avoir l'impression de regarder «une série russophobe interminable», la Russie étant empêtrée depuis quatre ans dans un scandale de dopage. Elle saura le 9 décembre, à l'issue d'une réunion du comité exécutif de l'AMA à Lausanne, si elle est exclue pour quatre ans des compétitions internationales. «Nous avons commis des péchés mais quoi :les autres pays ne sont-ils pas des pécheurs ?», s'est interrogé le Premier ministre russe. 

 

Scandale de dopage 

 

Selon le comité de révision de la conformité (CRC) de l'AMA, la Russie aurait fait disparaître des «centaines» de résultats de contrôles antidopage suspects de ses fichiers transmis à l'agence mondiale antidopage en début d'année. 

 

Si le comité exécutif de l'AMA, qui se réunira le 9 décembre à Lausanne, confirme les mesures recommandées par son comité de révision de la conformité (CRC), la Russie sera purement et simplement mise au ban du sport international pendant quatre ans, avec exclusion des compétitions dont les Jeux olympiques. 

 

La Russie avait déjà été exclue des JO de Rio 2016 et de Pyeongchang 2018 en raison de ce vaste système institutionnel de dopage mis en œuvre aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

 

Le 4 décembre, l'agence russe antidopage (Rusada), seule institution russe ayant un peu de crédit auprès des instances internationales, a recommandé le licenciement de «l'intégralité des entraîneurs de la sélection russe d'athlétisme» et leur remplacement par des personnalités approuvées par Rusada. Celle-vi veut aussi suspendre les responsables des centres d'entraînement régionaux et nationaux d'athlétisme, et prône une refonte totale de la Fédération russe d'athlétisme (Rusaf). 

 

Plusieurs responsables de Rusaf sont notamment accusés par la Fédération internationale d'avoir fourni de faux documents pour permettre au vice-champion du monde 2017 de saut en hauteur, Danil Lysenko, d'échapper à une sanction pour manquements à ses obligations de localisation pour les contrôles inopinés.

 

Source : RT France