Elections législatives en Italie : aucune majorité n’émerge, les populistes en tête

Lundi, 5 mars, 2018 - 12:37

"Un triomphe" pour le Mouvement cinq étoiles

 

C'est un des gros enseignements de la soirée en Italie : l'arrivée en tête avec près de 32 % du Mouvement cinq étoiles. Pour le député Alessandro Di Battista, ce résultat est "un triomphe". "C'est un véritable moment de gloire", s'est-il félicité.

 

"Tout le monde va devoir venir nous parler", a ajouté le député, en faisant allusion aux négociations qui vont devoir être entamées entre les différentes formations politiques pour parvenir à former un gouvernement alors qu'aucun parti ne semblait être en mesure dimanche soir d'obtenir la majorité absolue.

 

De son côté, Alfonso Bonafede, également député au Mouvement cinq étoiles a prévenu les autres partis : "Nous serons un pilier de la législature."

 

Le point sur la situation en Italie lundi à 7 heures du matin : 

 

 

- Au vu des premiers résultats partiels et des estimations fournies par les médias italiens, la coalition de droite et d'extrême droite formée par la Ligue du Nord de Matteo Salvini (16,7 %), Forza Italia de Sivlio Berlusconi (14 %) et le petit parti Fratelli d'Italia (Frères d'Italie, 4 %), obtient près de 37% des voix. Cela ne lui permettrait donc pas d'avoir la majorité absolue au Parlement. 

 

- De son côté, le Mouvement cinq étoiles réalise un score historique avec près de 32 % des voix. 

 

- Le Parti démocrate (PD, centre gauche) de Matteo Renzi a de son côté confirmé dans les urnes le mauvais résultat anticipé par les sondages avec un score inférieur à 20%, selon ces estimations, soit moitié moins que celui obtenu aux élections européennes de 2014.

 

- A ce stade, la seule alliance qui disposerait de la majorité serait celle entre les partis antieuropéens du Mouvement cinq étoiles (M5S) et de la Ligue du Nord. Selon des projections réalisées au milieu de la nuit, La Ligue et le M5S auraient 355 sièges à la Chambre des députés (majorité 316) et 168 au Sénat (majorité 158).

 

- Si aucune majorité ne se dessine, le président de la République, Sergio Mattarella, devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche), qui n'a pas besoin de demander la confiance du nouveau Parlement, pour gérer les affaires courantes. Le temps éventuellement de convoquer de nouvelles élections.

 

Source : Le Monde