Des membres du GIGN critiquent leur chef dans une lettre

Mercredi, 13 juillet, 2016 - 09:45

Des membres de la force d'intervention ont adressé une lettre anonyme au patron de la gendarmerie nationale. Ils reprochent à leur chef d'avoir été «peu courageux», notamment lors des attentats du 13 novembre. Cette initiative surprend dans ce corps militaire où le syndicalisme est interdit. Cependant elle met en lumière une crise profonde entre les hommes du GIGN et leur commandement.

Ils reprochent au colonel Bonneau sa "lâcheté" et son inaction le soir des attentats du Bataclan. En effet, le corps d'élite s'était positionné dans le centre de la capitale, à raison de 40 membres opérationnels. Mais le colonel Bonneau aurait freiné toute intervention au prétexte de compétence territoriale. Ils estiment qu'il «ne comprend rien aux missions d'intervention», «est peu courageux et perd ses moyens dans l'action».

L'assaut au Bataclan contre les jihadistes a été mené par les unités d'élite de la police et la commission d'enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a estimé qu'il n'était «pas nécessaire» de solliciter le GIGN, estimant que les unités d'élite de la police étaient en nombre suffisant à la salle de spectacles.

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