« Terrorisme aérien » et blancheur slave

07.06.2021

Il y a à peine neuf mois, j'ai publié une brève analyse que l'on peut considérer comme prophétique et qui examinait le malheur de ce pays appelé « Biélorussie » (Беларусь) dont le nom, signifiant « Russie blanche », serait, selon moi, par une coïncidence philologique et politique, la source de l'acharnement qu'elle subit actuellement[1]. En effet, ce n’est ni la pauvreté, ni le manque d’infrastructures, ni la soif de libertés qui incitent les cosmopolites occidentaux à tenter de renverser le pouvoir présidentiel en place de ce pays, mais exclusivement sa constante ethnique purement blanche, la Biélorussie étant quasi la dernière nation européenne absolument non métissée.

Piratage aérien ?

Nos États occidentaux appartenant au monde s’autoproclamant libre s'indignent lâchement du prétendu récent détournement d'un avion, forcé d'atterrir à Minsk, et qui aurait débouché sur l'incarcération d'un citoyen biélorusse parce que poursuivi pour l'organisation d'un putsch. Soudain, nos bien-pensants anti-nazis de l'Ouest oublient leur anti-national-socialisme systémique : le « dissident » biélorusse fut un membre avéré de ce régiment Azov qui réunissait ceux qu’en Occident l’on appelle les néo-nazis venus du monde blanc et qui avait choisi comme symbole une Wolfsangel héritée de la deuxième division Waffen SS « Das Reich » (mes très honorables consanguins ashkénazes rédacteurs de torchons européens restent soudain muets ?...)[2]. Surtout, l’on a quelque peu passé sous silence le fait que la douce France avait commis exactement le même méfait, voire bien pire, en 2013, lorsqu’elle a bloqué le jet privé du président bolivien Morales, le forçant à se poser à Vienne pour être fouillé : la république française agissant comme un caniche bien dressé des Américains avait alors participé au viol de l’immunité présidentielle – mais il fallait naturellement s’assurer que Morales ne transportait pas depuis Moscou un certain Snowden, lui d’ailleurs authentique réfugié politique alors traqué par des démocrates américains. Tout cela n’a naturellement pas ébranlé l’âme pure de nos droits-de-l’hommistes de l’Ouest, si prompts à donner des leçons de morale aux peuples trop blancs, trop traditionnels, trop respectueux de leurs origines ethniques.

Problème de corruption

            Certes, comme la plupart des républiques de l'ex-URSS et des pays signataires du pacte de Varsovie, la Biélorussie avait hérité d’une incontestable omniprésence de la corruption propre à tout socialisme marxiste-léniniste. Si c’est une souffrance indéniable pour un citoyen lambda que de subir la rapacité et la folie de chaque flic, infirmière, militaire… qu’il croise, ce que nos droits-de-l’hommistes globalistes soucieux du bien-être du peuple biélorusse oublient volontairement, c’est que, au-delà de cette corruption d’en bas, il existe une corruption d’en haut à laquelle nos libéraux sociétaux se targuant d'être les libérateurs de la Biélorussie de 2021 prennent eux-mêmes activement part. Bien plus : si une corruption des grands fonctionnaires d’État gangrène bel et bien les pays de l’Est, elle y est néanmoins combattue, alors que, dans l’hémisphère occidental, cette corruption des grands est parfaitement intégrée au fonctionnement étatique, et ce, depuis des décennies. Le lobbying des firmes multinationales auprès de sénateurs états-uniens, de députés « européens » à Strasbourg ou dans les couloirs de la commission dite européenne à Bruxelles est légalisé. Et le boycott que subit actuellement la compagnie aérienne biélorusse est un excellent exemple de cette forfaiture glorifiée par les élites occidentales. Il est important de souligner à l’attention de nos naïfs francophones qui lutteraient contre la corruption en Biélorussie par un putsch féministe aux relents de tribadisme à Minsk que cette corruption d’en bas s’empare aussi de l’Occident au fur et à mesure que les richesses accumulées par des générations d’États ethniquement homogènes sont gaspillées. Annuellement en contact avec un certain soviet national des universités françaises, je me rends constamment compte du pouvoir des cancres corrompus, illettrés et souvent détraqués mentaux qui promeuvent les leurs au sein de l’administration française[3] – et cela, depuis la fameuse « Libération » de 1944. 

Conclusion : le métissage, l’unique réforme qui attend la Biélorussie

            Arrêtez donc de faire semblant de vous soucier des « pirates aériens de Minsk » et allez au fond de cette réflexion typique des cercles parisiens slavophobes : ce qui génère chez vous cette rage bestiale, ce n’est pas le « terrorisme » aérien du président biélorusse – qui, je vous le répète, n’a pas fait pire que ce qu’ont fait de converse les dirigeants français et autrichiens en 2013 – ; ce qui vous anime dans votre insatiable fureur raciste anti-Blancs, c’est la haine que génère en vous la Biélorussie qui est précisément signifiée par son nom, car elle est une part du monde slave d’une blancheur immaculée – et c’est exclusivement cela que vous vous acharnez à « améliorer ». 



[1]   Dr Anatoly Livry, « L’insupportable blancheur de la Biélorussie. » in Proceedings of the Academy of DNA Genealogy, Boston-Moscou-Tsukuba, ISSN 1942 – 7484, volume 13, n° 9, septembre 2020, p. 1380-1382, http://anatoly-livry.e-monsite.com/medias/files/13-9-2020-80-82.pdf

[2]   «Протасевич о своих кураторах, самолете Ryanair, Лукашенко, Тихановской, санкциях и голодных бунтах» 1.26.00 и проч.: https://www.youtube.com/watch?v=Ov1K-f930UA.