Retour sur le Logos et Élections Américaines

17.11.2020

Avant- propos.

Dans mon billet de la semaine dernière, j’ai peut-être enterré le Président Trump un peu vite. Je viens d’écouter l’interview d’une femme remarquable, Sidney Powell, grande juriste s’il en fût, qui a sauvé la mise au General Flint, injustement accusé de compromission avec la Russie. Cette femme, que je suis depuis longtemps et que j’ai toujours trouvé extraordinairement pondérée et compétente, annonce très calmement, dans cette interview, que le Président avait mis en place une « task force » d’avocats prestigieux pour surveiller les élections « en amont » et que, non seulement elle a toutes les preuves que des fraudes gigantesques ont eu lieu mais qu’en plus « elle allait lâcher le Kraken », c’est-à-dire qu’elle allait mettre ces preuves dans le domaine publique assez rapidement. 

A chacun de se faire une opinion, la mienne est faite.

Rien n’est joué aux USA.    

Mais revenons sur le Logos et les élections aux USA.

Depuis bien longtemps, je me demande pourquoi j’aime bien Trump ?

Apparemment, le personnage est quelque peu bruyant, passablement vulgaire, assez m’as-tu vu, pas vraiment un intellectuel, et d’habitude voilà qui n’est pas ma tasse de thé.Et pourtant, depuis le début, je le soutiens autant que je le peux, ce qui au début a surpris beaucoup de mes lecteurs, de mes amis et moi en premier.Une fois de plus, mon cerveau m’a joué des tours.

Par- là, je veux dire que, souvent, j’ai l’impression que ce que j’ai entre les deux oreilles a sa propre autonomie et sa propre individualité. Fréquemment, je me mets à écrire et à l’arrivée, je suis totalement surpris par ce que j’ai pondu tant je ne savais pas que je pensais tout cela. Si je devais me décrire, je dirais que dans le fond, je suis un bon garçon (comme disait ma chère maman en parlant de ses fils), très embarrassé par une cervelle qui n’en fait qu’à sa tête, si le lecteur veut bien me passer l’expression.

Et donc, Trump plaisait à mon cerveau et le bon garçon que je suis depuis s’échine à essayer de comprendre ce qu’il peut bien lui trouver.

Après maintes réflexions, je crois que j’ai compris et pour m’expliquer, il va falloir que je revienne à une notion dont j’ai souvent parlé dans ces essais du Lundi matin, le LOGOS grec, qui signifie « parole logique », chez Platon par exemple.

Pour les Grecs, celui qui contrôle « le Logos » contrôle la « Cité », c’est-à-dire le Pouvoir Politique.

Contrôler le Verbe revient donc à détenir le moyen de contrôler ses concitoyens.

Dans une vraie démocratie, la parole de chacun est libre et donc, arrive au pouvoir, celui qui a le Logos le plus compétitif à ce moment-là, et cela peut tout à fait être un “démagogue”, mot Grec signifiant celui qui cherche à séduire les « imbéciles », autre mot Grec décrivant ceux qui ne peuvent pas exprimer clairement leur propre logos.

On voit à quel point les choses ont peu changé en 2500 ans.

Dans un système non démocratique, c’est-à-dire dans un système où la concurrence entre Logos est   interdite, celui ou ceux qui sont au pouvoir n’auront bien entendu qu’un seul but : empêcher la concurrence entre les « Logos », tant ils sont peu sûrs de la qualité du leur et leur but sera de repérer le plus vite possible celui « qui ne parle pas comme tout le monde », pour l’éliminer bien entendu. L’élimination des logos divergents est le signe qu’une société n’est pas, ou plus, démocratique.

Ce qui m’amène à Soljenitsyne.

Dans son livre, le « Chêne et le Veau », où il décrit sa lutte au jour le jour contre la bêtise au front de taureau du communisme, il fait une remarque qui m’a laissé foudroyé et la voici : les pouvoirs totalitaires, dont le vrai but est d’empêcher l’émergence de nouveaux Logos, forcent les citoyens à employer leur Logos, leur terreur étant qu’un nouveau langage n’émerge. Car forcer tous les citoyens à utiliser le même Logos est dans le fond la meilleure façon de repérer instantanément celui qui d’un seul coup se met à parler différemment.

Et une fois repéré, il est bien sûr facile de le faire disparaître, et c’est ce qui est arrivé au Christ qui ne parlait pas comme un Pharisien.

Or, à quoi avons-nous assisté dans nos pays depuis la chute du Mur de Berlin ?

La réponse est simple : À une capture totale du Logos par la classe « dirigeante », appuyée sur une destruction de l’école et des médias pour empêcher que les nouvelles classes d’âge puissent développer leur propre Logos.

D’après les grands prêtres de ce nouveau totalitarisme, nous étions en effet arrivés à « la fin de l’Histoire » et donc notre Logos n’avait plus aucune raison de changer.

Et donc le monde, notre monde ne pouvait que se scinder en deux :

  • • D’un côté, les vrais maîtres du Logos, qui possèdent les outils de transmission par lesquels est censé passer le Logos et qui ensuite payent grassement des valets pour répéter le message éternel de Pangloss : « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ».
  • • De l’autre les « imbéciles » dont il faut tout faire pour que leur nombre diminue, ce que demande par exemple l’un des maîtres du monde, Bill Gates, relayé bien sûr par des Kapots locaux en France ou aux USA, dont tout un chacun connaît les noms, ce qui m’évite d’avoir à les citer.

Mais il faut malheureusement laisser croire aux « imbéciles » qu’ils sont maîtres de leur destin. Et nos vrais maîtres (du Logos) doivent donc « sélectionner » des candidats aux plus hautes fonctions de l’Etat pour arriver à deux candidats, les plus dociles, qui seront amenés au Peuple une fois de temps en temps pour recevoir l’onction d’une élection bidon qui ne trompe en fait personne, mais cela n’a aucune importance puisque les deux candidats n’auront le droit que d’utiliser le Logos dominant.

Voilà qui a fonctionné parfaitement en France depuis bien longtemps, car cinq ou six individus y contrôlent tous les moyens de transmission du Logos et donc la police de la pensée y est particulièrement efficace, ce qui fait que nous sommes passés de Mitterrand à Macron, le dernier ectoplasme en date, sans que quiconque remarque la moindre différence dans les politiques suivies qui toujours ont amené à un enrichissement des maîtres (du Logos) et à un appauvrissement des « imbéciles », nous.

Et quel est le « logos » de tous ces braves gens ? Il est très simple et vieux comme le monde : la ploutocratie est la solution à tous nos problèmes.  Pour eux, la démocratie ne marche pas et amène à la tyrannie contre les minorités (LGBT, immigrés, etc..) et donc la Souveraineté ne doit pas résider dans le Peuple, mais dans le Droit, dit par des Juges que personne n’a élu, les Juges en question étant cependant sélectionnés par les maîtres (cf. Soros et les juges européens). Il faut donc faire passer tous les pouvoirs aux Juges qui seront chargés de fabriquer un droit conforme aux intérêts des hommes de Davos et autres oints du Seigneur. Et pour arriver à ce résultat, il leur faut absolument contrôler la cour suprême des USA ainsi que les cours européennes. C’est la tout le projet européen,

En Grande-Bretagne, ils ont eu le Brexit, premier problème tandis qu’aux USA, il leur est arrivé une autre tuile et cette tuile s’appelait Trump.

Et le Logos de Trump est tout simplement le Logos qui a fait la grandeur des USA, liberté individuelle fondée sur la responsabilité de tout un chacun, séparation des pouvoirs, contrôle de l’Etat par des élus, juges chargés de dire le Droit et non de le fabriquer, Souveraineté nationale. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau logos, mais du logos qui a présidé à la construction des USA. Nous sommes donc en face de la seconde révolution américaine, qui ne fait que commencer et qui, comme la première, veut se débarrasser des ”maîtres” non élus.

Mais la force essentielle de Trump est qu’il a développé son propre système de communication pour communiquer avec les « imbéciles” en contournant les medias, d’abord parce qu’il est un homme des médias et mieux encore en se servant des nouveaux médias (Twitter par exemple) pour se payer tant les anciens que les nouveaux media.

Et cela rend ceux qui pensaient qu’en contrôlant les médias ils contrôleraient les « imbéciles », c’est-à-dire le Peuple, ivres de rage.

En fait, il a réussi à casser le monopole de la désignation de ceux qui nous gouvernent par les vrais maîtres du monde.

  • • Ainsi, en 2016 tout était prêt pour que nous ayons une élection entre Jeb Bush et madame Clinton (deux serviteurs fidèles et sans danger) mais Trump a été élu, à la stupéfaction générale. Bien entendu tout a été essayé pendant quatre ans pour l’empêcher de gouverner, sans grand succès.
  • • En 2020, méfiants, « ils » avaient tout préparé en autorisant le vote par correspondance à cause du Covid pour ne pas se faire avoir une deuxième fois, mais apparemment les votes pour Trump étaient tellement nombreux que dans les cinq états qui font basculer l’élection, il a fallu arrêter le comptage partout au même moment (ce qui ne s’était jamais vu dans l’histoire des USA, arrêter un comptage , cela ne s’était jamais vu mais cinq en même temps, cela tient du prodige),  sans doute pour laisser le temps à des bulletins fraîchement imprimés d’arriver, ce qui fait un peu désordre. Et depuis, les médias classiques nous enjoignent de circuler car il n’y a rien à voir…ce qui donne bien entendu envie d’aller voir quand on les connait un peu.

Mais le plus intéressant à mes yeux est que Trump a un don inné pour mettre tous les hommes de Davos et tous les ploutocrates dans des accès de rage épouvantables.

Et pendant ces crises de fureur, ils perdent les pédales, tombent le masque, montrent leur vrai visage, et chacun peut constater qu’ils sont racistes, méchants, jaloux, laids, peu cultivés, sans humour, qu’ils n’ont qu’une ambition, détruire tous ceux qui ne parlent pas comme eux, bref qu’humainement ce sont des ordures comme leurs prédécesseurs en URSS.

Si le lecteur trouve que je suis un peu sévère, qu’il écoute France Inter(minable) pendant une matinée et qu’il lise le Monde ou le Washington Post l’après-midi et il verra que je suis très en dessous de la vérité.

Et du coup, Trump en quatre ans a fait exploser le soi-disant magistère moral de tous ces tartuffes qui n’ont qu’un but, mentir pour détruire ce qui est libre et donc beau.

Je comprends donc mieux maintenant pourquoi je suis Trumpiste :  Cet homme a un don inné pour mettre en rage tous ceux qui pensent faux et Dieu sait s’ils sont nombreux, en particulier dans les médias en France ou aux USA.

Ceci étant expliqué, que va-t’il se passer aux USA maintenant ?

En fait, il y a deux hypothèses et deux seulement :

  1. 1. Madame Sidney Powell (voir plus haut) déballe dans les jours qui viennent des choses vraiment monstrueuses et une vague d’indignation sans précédent déferle sur les USA et tous les Etats « clefs » où existent une majorité législative républicaine aux parlements locaux (Michigan, Pennsylvanie, Géorgie,  Nevada…et peut-être Arizona) décident que les élections ont été gravement compromises, puisqu’un recomptage est impossible, les enveloppes des votes par correspondance ayant été jetées par les démocrates, et/ou le moment de leur arrivé non enregistré. En conséquence, les majorités républicaines refusent de signer que les élections ont été normales.  Ce qui veut dire qu’aucun des deux candidats ne peut atteindre les 270 voix nécessaires. Et dans ce cas, et d’après la Constitution, c’est la Chambre des représentants du Congrès des Etats -Unis qui élit le Président, chaque Etat disposant d‘une voix. Et comme il y a plus d’états républicains que d’états démocrates, Trump est réélu. Cela s’est déjà passé trois fois dans l’histoire des Etats- Unis.
  2. 2. Le Kraken de madame Powell fait « pschitt », et dans ce cas, il est à craindre que monsieur Biden ne soit élu. Mais Trump est Président des USA jusqu’au 19 Janvier et peut prendre la décision de faire sortir tousles dossiers brûlants dont j’ai souvent parlé ici sur les Biden, Clinton, Obama, Kamala Harris, Comey, etc. …, dont la publication a été bloquée par un département de la Justice qui apparaît de plus en plus comme asservi à l’Etat profond. Et il pourrait annoncer aussi qu’il rappelle toutes les troupes US qui sont encore en Syrie, au Yémen, en Afghanistan, en Allemagne, en Iraq… à la maison, ce qu’il avait promis. Et Trump annoncera aussi certainement que non seulement il va se présenter en 2024, mais qu’en plus il va créer sa propre chaîne de télévision et son propre groupe de médias.

Et dans ce cas, je souhaite bonne chance à monsieur Biden.

Comme le disait le regrettable Président Johnson  à quelqu’un qui lui demandait pourquoi il avait mis l’un de ses ennemis au gouvernement : ‘’ Il vaut mieux qu’il soit à l’intérieur de la tente pissant dehors qu’ à l’extérieur pissant dedans.

Il m’est avis que la tente de Biden va  dégager des odeurs nauséabondes très vite.
’extérieur pissant dedans »

Si monsieur Biden est élu, je crains que sa tente ne dégage rapidement des odeurs nauséabondes.

Charles Gave

Source : Institut des Libertés