Le Liban redeviendra un verger, Dieu l’a promis

20.02.2020

C’est écrit dans Isaïe, 29 17, prophète juif, que : « Encore un peu de temps, Et le Liban se changera en verger, Et le verger sera considéré comme une forêt ».

Pourtant, le Liban ne finit pas de subir toutes sortes d’épreuves, sécuritaires, économiques, financières et politiques, sans oublier ce qui est devenu, depuis une trentaine d’années, une corruption généralisée chez ses dirigeants, corruption qu’on pourrait qualifier de traitrise, car encouragée par des Etats étrangers, dont l’un d’eux est un ennemi et agresseur et d’autres sont supposés être frères arabes, mais obéissent à leurs protecteurs d’Occident, qui sont aux ordres de l’agresseur, car leurs élections ”démocratiques” sont dirigées par des milliardaires, à double nationalité israélienne, dont l’argent contrôle les media...

Ces épreuves avaient commencé par des guerres civiles et confessionnelles, suite à la visite de M. Henri Kissinger au Moyen-Orient, en 1973, tandis que le plan de domination du Liban, par la finance, est apparu quand le Président du groupe Intra, Roger Tamraz, fut kidnappé, car il rachetait les banques libanaises en faillite, ”pour qu’elles ne tombent pas entre les mains des actionnaires du Golfe”, disait-il (1985 à 1990).

C’est justement, après cela qu’apparut, le Président du Conseil, martyr, Rafic Hariri, et que commencèrent les ”grands travaux” qui enrichirent les politiciens voleurs et endettèrent le Liban de plus de 100 milliards de dollars, surtout qu’après sa défaite, en 2006, Israël ne pouvait plus dicter ses conditions au Liban et, encore moins, l’occuper jusqu’au Litani.

Comme il avait désobéi, à la ”coalition” en réélisant le Président Lahoud, il fut assassiné, mais il avait déjà nommé Monsieur Riad Salamé, comme gouverneur de la banque centrale libanaise.

Entretemps, l’Amérique se débarrassait de l’Union Soviétique, de Saddam Hussein et commencèrent les guerres confessionnelles à l’intérieur de l’Islam, puis les printemps arabes, qui semblent aujourd’hui tourner à l’avantage des ennemis de l’axe OTAN, Israël et de leurs protégés du Golfe.

Trump et Netanyahou planifièrent le Deal of the Century pour assurer leurs élections respectives et ce ”maudit Liban” ne veut pas leur obéir en acceptant de garder chez lui les réfugiés palestiniens et syriens (plus de 50% de la population libanaise), ni une part de son gaz à Israël.

D’où la menace de mort financière pour le forcer à obéir.

Que doit faire le gouvernement libanais ?

Comme le Liban ne peut pas compter sur les alliés, visibles et/ou cachés, des Israéliens, ni sur les institutions financières mondiales, qui sont entre leurs mains, il faudra qu’il se tourne vers d’autres sources, en premier, la Syrie qui ne demande que cela, pour recevoir ses nationaux chez elle et aider le Liban avec ses partenaires russes, irakiens, iraniens et chinois (lesquels, à eux seuls, possèdent plus de 3,6 trillions de dollars).

Déjà, le Président libanais vient de recevoir une invitation iranienne à visiter l’Iran. Il lui suffirait de s’y rendre et nos problèmes financiers seraient facilités, par ceux qui en sont responsables, à commencer par les banques et les Etats du Golfe (A propos, le Qatar aurait invité le Président du Conseil. Pourquoi ne pas y répondre ?).