Inhumanité ordinaire dans la France de 2021

11.10.2021

Un grand et célèbre lycée parisien, en bas de la rue où j’habite. Nous sommes le jeudi 30 septembre après-midi. À partir d’aujourd’hui, tous les jeunes de 12 à 15 ans devront être munis d’un pass pour participer aux activités extra-scolaires, y compris les sorties scolaires.

Depuis le début du mois, les écoles harcèlent quotidiennement les parents par de multiples SMS pour qu’ils fassent vacciner leurs enfants. Rares sont ceux qui ont résisté jusqu’à présent.

Un garçon asthmatique de 14 ans fait une réaction allergique à un produit chimique répandu accidentellement sur ses vêtements. Il demande la permission de baisser le masque, obligatoire pour tous les enfants scolarisés à partir de 6 ans. Les heures d’école sont longues en France et il est presque impossible de trouver un médecin qui signera une exemption pour l’asthme ou toute autre raison médicale. L’autorisation est refusée. Il est emmené dans le bureau de la conseillère principale d’éducation (CPE). Celle-ci téléphone à son père, à qui elle demande, avant de lui dire quoi que ce soit, si son fils est vacciné. Suite à sa réponse négative, elle refuse que le garçon reste dans son bureau et le fait conduire dans la cour de récréation. Elle refuse la demande du père qui souhaite que son fils s’assoie près d’une fenêtre. Le garçon a du mal à respirer – un sifflement audible accompagne chacune de ses respirations. Il doit attendre son père debout dans le froid.

La scène se poursuit au service des urgences de l’un des hôpitaux les plus réputés de la région, où le père a conduit son fils. À l’admission, la première question posée est de savoir si le fils est vacciné. Comme il ne l’est pas, ils sont envoyés au fin fond des urgences, dans une zone éloignée du grand public. Le médecin dit qu’il s’agit peut-être du covid. Le père insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de cela, mais d’une réaction asthmatique à laquelle son fils est sujet. Néanmoins, le médecin leur dit que s’ils ne sont pas autorisés à effectuer le test PCR complet (nez et gorge) sur le garçon, ils ne l’examineront pas. C’est la règle pour tous les enfants. Le test est donc effectué sur un garçon qui fait une grave crise d’asthme, si grave qu’après le test, l’hôpital est obligé d’administrer de l’oxygène à haut débit pendant trois heures, et non pas pendant une heure comme lors des crises précédentes. L’hôpital diagnostique une crise d’asthme particulièrement grave due à une allergie aux produits chimiques.

Lorsque le père téléphone à la CPE pour lui dire que le médecin a accordé à son fils trois jours de repos complet à la maison, la CPE n’a d’autre réponse que d’insister pour que le fils soit vacciné, et de faire peur au père s’il ne s’exécute pas.

Le 13 octobre, le Sénat examinera le projet de loi sur la vaccination obligatoire présenté par le parti socialiste. Hier, le 6 octobre, il a été refusé par la Commission des Affaires sociales, et il est donc peu probable qu’il soit accepté maintenant. Mais hier, au même moment, la Haute Autorité de Santé qui est notamment chargée d’accréditer les professionnels de santé, a recommandé une 3ème dose du vaccin Pfizer pour eux. Ils sont déjà soumis à l’obligation vaccinale depuis le début du mois d’août. Le projet de loi pourrait donc être adopté ultérieurement.

En attendant, toujours le 13 octobre, le gouvernement présentera en Conseil des ministres un projet de loi permettant de prolonger les mesures sanitaires, dont le pass, jusqu’à l’été 2022. Actuellement, ces mesures ne tiennent que jusqu’au 15 novembre. Un projet de loi a déjà été envoyé au Conseil constitutionnel – la plus haute autorité constitutionnelle du pays – qui est composé d’anciens présidents et de hauts responsables politiques et qui, au cours des derniers mois, a interrompu l’audience d’un important procès intenté contre l’État concernant les politiques actuelles.

À partir du 15 octobre, sans prescription médicale, les tests antigéniques et PCR coûteront entre 22 et 30 euros pour le premier et 44 euros pour le second, mais uniquement pour les adultes non vaccinés. Jusqu’à présent, ils étaient gratuits pour tous. Les personnes non contaminées en ont besoin pour obtenir le laissez-passer, sans lequel de nombreuses activités essentielles sont interdites, comme la fréquentation des hôpitaux, de certains lieux de travail ou l’utilisation des transports publics longue distance. Les résultats du test ne sont valables que trois jours. Cela peut inciter de nombreuses personnes à se faire administrer la deuxième dose afin d’obtenir le laissez-passer, ou même éventuellement la troisième, pour éviter de perdre leur laissez-passer à l’avenir, comme en Israël.

Selon les chiffres de l’Union européenne, plus de 93% de tous les adultes en France se sont fait vacciner au moins une fois, et plus de 82% au moins deux fois. Avant le 12 juillet, date à laquelle le président de la République a informé la nation de l’arrivée du laissez-passer obligatoire, environ 68% des personnes avaient été contrôlées une fois et 48% deux fois.

par Dr Urmie Ray.

 

Source : Principia Scientific