The Great Reset

20.11.2020
Faits & Documents LETTRE D’INFORMATIONS CONFIDENTIELLES FONDÉE PAR EMMANUEL RATIER

L’excellente lettre d’information Faits&Documents a publié plusieurs articles, tous très sourcés, sur le programme que l’élite financière et politique qui se réunit une fois par an au Forum Economique de Davos, est en train de dérouler en se servant de la fausse crise sanitaire du Covid-19 comme prétexte. C’est édifiant !

A l’heure quasiment 100% de la presse mainstream est entre les mains d’une poignée d’oligarques dont les intérêts ne sont pas ceux du peuple, nous avons l’obligation d’aller chercher la véritable information où elle se trouve.

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Le 3 juin dernier, Klaus Schwab et le prince Charles annonçaient en grande pompe le lancement du Great Reset (Grande Réinitialisation), l'occasion pour le président du Forum de Davos, coorganisateur avec la Bill & Melinda Gates Foundation de la simulation de pandémie autoréalisatrice Event 201, de présenter le Covid-19 comme « une fenêtre d'opportunité rare mais étroite pour repenser, réinventer et réinitialiser notre monde »...

S’affichaient aux côtés de l’héritier du trône britannique et du président du Forum de Davos : Antonio Guterres, actuel secrétaire général de l’ONU (ancien président de l’Internationale socialiste, ancien Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés), Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI. I’« économiste du climat » Nicholas Stern (cf. F&D 486), Ajaypal Singh Banga, PDG de Mastercard (membre du Council on Foreign Relations et de Y International Business Council du Forum économique mondial). Bernard Looney, directeur général de BP ainsi que Brad Smith, le successeur de Bill Gates à la tête de Microsoft. Les démocrates Al Gore et John Kerry (coprésident avec la gauchiste Alexandria Ocasio-Cortez du groupe de travail sur le changement climatique de Joe Biden) ont également soutenu publiquement cet agenda, appuyé par l’OCDE via un rapport intitulé Reconstruire en mieux: une reprise durable et résiliente après le COVID-19. Représentée par son ministre des Finances Mohammed Al-Jadaan, l’Arabie Saoudite, qui assure cette année la présidence du G20, participe également au projet. La Chine est représentée par Ma Jun, président du Comité de la finance verte et membre du Comité de la politique monétaire de la Banque populaire de Chine.

Intitulé COVID-19: The Great Reset, ce plan de « réinitialisation du monde » a été publié dans lu foulée par le Forum économique mondial chez Forum Publishing. 11 est cosigné par Klaus Schwab, par ailleurs membre du conseil international du Centre Peres pour la Paix (sionisme) et ancien membre du comité de pilotage du Groupe Bilderberg (mondialisme), et par son bras droit, le consultant Thierry Malleret. Également connu sous le pseudonyme de Milton Peel, marié à l'ancienne assistante du prince Charles, Thierry Malleret est un consultant financier (The Monthly Barometer. IJ Partners, Rainbow Insight). spécialiste de la Russie qui a officié successivement au cabinet militaire de Jacques Chirac à Matignon, à la BERD auprès de Jacques Attali puis comme principal conseiller de l’oligarque russo- israélien Mikhaïl Fridman en qualité de chef économiste d’Alfa Bank.

Appliqué à la virgule près par la Commission européenne, ce plan constitue outre-Atlantique la colonne vertébrale du programme de Joe Biden. Ligne directrice de la Convention citoyenne pour le climat, comme nous l’avons vu dans nos précédents numéros, le Great Reset est également appliqué à la lettre au Canada. D’une manière générale, le niveau d’adhésion des gouvernements au projet est strictement indexé sur leur acceptation du récit de la « pandémie de Covid-19 » imposée par les gros médias.

Faits & Documents présente en exclusivité ce vaste programme révolutionnaire de destruction pilotée de l’économie réelle et de création d’un homme nouveau. Un plan tout à fait diabolique, fondé sur la « destruction créatrice », conception kabbaliste du monde faussement attribuée à l’économiste Joseph Schumpeter. Aussi nous vous épargnerons les innombrables mentions des termes « durable »,

« inclusif » et « résilient » qui pourraient composer la nouvelle devise de ce système politique ayant la prétention de créer une humanité nouvelle.

Car, au prétexte du Covid-19 présenté comme une « menace publique, universelle et existentielle », il s’agit en effet de « redéfinir notre humanité », d’opérer une « réinitialisation individuelle » dans le cadre d’un « nouveau contrat social ».

«La gouvernance mondiale est au cœur de toutes les autres questions»

Un projet messianique

« L’hypothèse fondamentale est que la pandémie pourrait continuer à nous affecter jusqu’en 2022. »

« Un retour complet à la « normale » ne peut être envisagé avant qu'un vaccin ne soit disponible. [...] La fabrication de milliards de doses constitue le véritable défi. [...] Le prochain obstacle est le défi politique de vacciner suffisamment de personnes dans le monde [...] malgré la montée du mouvement anti-vaccination ». 

«Le bouleversement sociétal déclenché par le COVID-19 durera des années, voire des générations. » 

« La pandémie nous offre une chance : elle représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour réfléchir, réinventer et réinitialiser notre monde. »

« En tant qu’êtres humains, si nous ne collaborons pas pour faire face à nos défis existentiels (l’environnement et la chute libre de la gouvernance mondiale, entre autres), nous sommes condamnés. »

« Il ne peut y avoir de reprise durable sans un cadre stratégique mondial de gouvernance. »

« Plus le nationalisme et l’isolationnisme envahissent le régime politique mondial, plus il y a de chances que la gouvernance mondiale perde de sa pertinence et devienne inefficace. Malheureusement, nous sommes arrivés à ce stade critique. »

« L’hyper-mondialisation a perdu tout son capital politique et social, et la promouvoir ouvertement n’est plus politiquement défendable. »

« L’option la plus probable dans l’alternative mondialisation/ pas de mondialisation réside dans une solution intermédiaire: la régionalisation. Le succès de l’Union européenne en tant que zone de libre-échange ou le nouveau partenariat économique régional global en Asie sont des exemples importants de la façon dont la régionalisation pourrait bien devenir une nouvelle version édulcorée de la mondialisation. »

« Cela ne se fera que grâce à une gouvernance mondiale améliorée, facteur d’atténuation le plus « naturel » et le plus efficace contre les tendances protectionnistes. »

« Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. La réponse est courte: jamais. [...] La pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale. [...] Le monde tel que nous le connaissions dans les premiers mois de 2020 n’est plus, il s’est dissous dans le contexte de la pandémie. [...] Il y aura une ère « avant le coronavirus » (av. C) et « après le coronavirus » (apr. C).

«L’endiguement de la pandémie de coronavirus nécessitera un réseau de surveillance mondial»

De la surveillance sanitaire à l’internement psychiatrique des opposants politiques

« La pandémie pourrait ouvrir une ère de surveillance active de la santé rendue possible par des smartphones de détection de localisation, des caméras de reconnaissance faciale et d’autres technologies qui identifient les sources de propagation d’une maladie en quasi-temps réel.»

« La recherche des contacts a une capacité inégalée et une place quasi essentielle dans l’arsenal de lutte contre le Covid-19, tout en étant en meme temps positionnée pour devenir un catalyseur de la surveillance de masse.»     

« Au cours des mois et des années à venir, le compromis entre les avantages pour la santé publique et la perte de la vie privée sera soigneusement pesé, devenant le sujet de nombreuses conversations et de débats animés. La plupart des gens, craignant le danger du COVID-19, se demanderont: N’est-il pas insensé de ne pas tirer parti de la puissance de la technologie pour venir à notre secours lorsque nous sommes victimes d’une épidémie et que nous sommes confrontés à une sorte de situation de vie ou de mort? Ils seront alors disposés à renoncer à une grande partie de leur vie privée et conviendront que dans de telles circonstances, le pouvoir public peut légitimement passer outre les droits individuels » 

«C’est ce qui s’est passé après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Partout dans le monde, de nouvelles mesures de sécurité telles que l’utilisation de caméras généralisées, la nécessité de cartes d’identité électroniques et l’enregistrement des employés ou des visiteurs sont devenues la norme. À l’époque, ces mesures étaient jugées extrêmes, mais aujourd’hui, elles sont utilisées partout et considérées comme « normales ». » 

« Il est vrai qu’à l’ère post-pandémique, la santé et le bien-être personnels deviendront une priorité beaucoup plus grande pour la société, c’est pourquoi le génie de la surveillance technologique ne sera pas remis en cause. » 

« Pour beaucoup, une explosion de problèmes mentaux s’est produite au cours des premiers mois de la pandémie et continuera de progresser dans l’ère post-pandémique. » 

« Certains survivront à la tempête, mais pour certaines personnes un diagnostic de dépression ou d’anxiété pourrait dégénérer en un épisode clinique aigu. »

« La fermeture cognitive a souvent engendré une réflexion en noir et blanc et des solutions simplistes, terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de fausses vérités et d’autres idées pernicieuses. »

« Notre attachement à nos proches s’est renforcé, avec un sentiment renouvelé d’appréciation pour tous ceux que nous aimons : la famille et les amis. Mais le côté sombre à cela est le déclenchement d'une montée des sentiments patriotiques _et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes. En fin de compte, ce mélange toxique a fait ressortir le pire de nous-mêmes en tant que groupe social. »

«Vu en ces termes, le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes liés à la santé mentale. [...] Dans l`ère post-pandémique, ces questions peuvent désormais recevoir la priorité qu’elles méritent. Cela constituera réinitialisation vitale.»

Remarque. Le dirigeant politique élu cité en rapport du Forum économique mondial est la socialiste Jacinda Ardern, devenue Premier ministre de la Nouvelle-Zélande après un accord avec les Verts aux élections législatives 2017. Communicante formée au cabinet de Tony Blair puis présidente de l’Union internationale de jeunesse de socialiste, le mouvement de jeuness de lInternationale socialiste fondé par Karl Liebknecht, cette mormone ayant renié sa religion (pour marquer son adhésion à la vulgate LGBT) s`est accordée six semaines de congé maternité après son accouchement, avant de légaliser l’avortement au mois de mars 2020. Favorisant l’arrivée de « réfugiés », elle a profité de la fusillade de Christchurch pour limiter drastiquement la liberté d’expression sur Internet et mettre fin au droit de posséder des armes à feu. Dernièrement, elle a organisé un référendum pour légaliser la consommation et la vente de cannabis. À la tête de ce pays prisé comme base de repli des milliardaires de la Silicon Valley en cas d’apocalypse, elle s’est distinguée à l’international en faisant la promotion de l'Accord sur le changement climatique, le commerce international et la durabilité (Agreement on Climate Change, Trade and Sustainability) à l’ONU, non sans avoir participé à la Marche des femmes sur Washington pour protester contre Donald Trump le lendemain de son investiture, tout en sermonnant les dirigeants chinois et birmans pour la gestion de leurs minorités musulmanes (Ouïghours, Rohingyas).

«Aucune industrie ou entreprise ne sera épargnée »

La destruction pilotée de la classe moyenne entrepreneuriale

« Lorsqu’ils y sont confrontés, certains dirigeants de l’industrie et certains cadres supérieurs peuvent être tentés d’assimiler la réinitialisation à un redémarrage, dans l’espoir de revenir à la normale et de restaurer ce qui a fonctionné dans le passé: des traditions, des procédures éprouvées et des façons familières de faire les choses. En bref, un retour aux affaires « comme d’habitude ». Cela n’arrivera pas parce que cela ne peut pas arriver ».

« La situation du chômage est appelée à se détériorer davantage pour la simple raison qu’elle ne peut s’améliorer de manière significative tant qu’une reprise économique durable n’a pas commencé. Cela n’arrivera pas avant qu’un vaccin ou un traitement ne soit trouvé, ce qui signifie que de nombreuses personnes seront doublement inquiètes, à la fois de perdre leur emploi et de ne pas en trouver un autre si elles le perdent. »

« Les banques doivent se préparer à la possibilité que la crise de liquidité des consommateurs se transforme en une crise majeure de solvabilité des entreprises, auquel cas leur résilience sera mise à rude épreuve. »

« Dans le cas de la crise du COVID-19, le test de résilience interviendra lorsque le volume des prêts non performants commencera à augmenter. [...] Le COVID-19 a contraint toutes les banques à accélérer une transformation numérique qui est désormais là pour durer. [... ] Celles qui ont pris du retard et qui ont raté le train numérique à grande vitesse auront beaucoup de mal à s’adapter et à survivre. »

« Dans un temps un peu plus éloigné (de quelques mois à quelques années), deux catégories de personnes seront confrontées à une situation d’emploi particulièrement sombre : les jeunes entrant pour la première fois sur un marché du travail dévasté par la pandémie et les travailleurs susceptibles d’être remplacés par des robots. »

« Les innovations provoquées par la nécessité (c’est-à-dire les mesures sanitaires) entraîneront bientôt des centaines de milliers, voire des millions de pertes d’emplois. »

« Les mesures de distanciation sociale et phvsiuue risquent de persister après la disparition de la pandémie elle-même, justifiant la décision de nombreuses entreprises de différents secteurs d’accélérer l’automatisation. Après un certain temps, les préoccupations persistantes concernant le chômage technologique disparaîtront à mesure que les sociétés souligneront la nécessité de restructurer le lieu de travail de manière à minimiser les contracts humains étroits. En effet, les technologies d’automatisn particulièrement bien adaptées à un monde dans lequel les etres humains ne peuvent pas trop s’approcher les uns des autres, […] 

Jusqu`à 85 % des emplois dans la restauration, 75 % des emplois dans le commerce de détail et 59 % des emplois dans le divertissement pourraient être automatisés d’ici à 2035. […] Pour ces raisons, Bain & Company estime que le nombre d'entreprises mettant en oeuvre cette automatisation des processus d`affaires doublera au cours des deux prochaines années, un calendrier que la pandémie pourrait encore accélérer ».

« Les secteurs les plus touchés par la pandémie seront les plus lents à se redresser. Les hôtels, les restaurants, les compagnies aériennes, les magasins et les lieux culturels en particulier seront contraints de procéder à des modifications coûteuses dans la façon dont ils proposent leurs offres afin de s’adapter à une nouvelle normalité post-pandémique qui exigera la mise en œuvre de changements drastiques impliquant l’introduction d’espaces supplémentaires, nettoyages réguliers, protections pour le personnel et technologie qui limite les interactions des clients avec les travailleurs. » 

« Prenez les restaurants. Ce secteur d’activité a été touché par la pandémie à un point tel que l’on ne sait même pas comment la restauration reviendra un jour. [...] Jusqu’à 75 % des restaurants indépendants pourraient ne pas survivre aux verrouillages et aux mesures de distanciation sociale ultérieures. [...] La fermeture impactera non seulement le restaurant et son personnel immédiat mais aussi toutes les entreprises qui opèrent dans son orbite : les fournisseurs, les agriculteurs et les chauffeurs de camion. »

« Des entreprises soumises à une ingérence gouvernementale beaucoup plus importante »

Vers un bolchevisme 2.0

« Doit-on préserver à tout prix la croissance du PIB et l’activité économique pour tenter d’empêcher la montée du chômage ou s’agit-il de prendre soin des membres les plus fragiles de notre communauté et de faire des sacrifices les uns pour les autres ? » 

« En déclenchant une période de décroissance forcée, la pandémie a suscité un regain d'intérêt pour ce mouvement qui veut inverser le rythme de la croissance économique. »

« La nouvelle « normale » économique pourrait être caractérisée par une croissance beaucoup plus faible que dans les décennies passées. [...] Dans de telles conditions, lorsque la baisse de la croissance économique semble presque certaine, de nombreuses personnes peuvent se demander si « l’obsession » de la croissance est même utile, concluant qu’il n’est pas logique de poursuivre un objectif de croissance du PIB toujours plus élevée. » 

« La « tyrannie de la croissance du PIB » prendra fin. »

« Il est loin d’être certain que la balance d`etre certain que la crise du COVID-19 fasse pencher la balance en favaur du travail contre le capital. Politiquement et socialement, cela serait possible, mais la technologie change la donne. »

« La récession induite par la pandémie déclenchera une forte augmentation de la substitution du travail, ce qui signifie que le travail physique sera remplace par des robots et des machines «intelligentes», qui a leur tour provoqueront des changements durables et structurels sur le marché du travail.» 

«Un monde marqué par des taux de chomage élevés.»

Sur le plan de la communication, le Great Reset repose avant tout sur la peur, puis sur les injonctions sanitaires et climatiques qui permettent d'obtenir un assujettissement de la population par le chantage compassionnel à « sauver des vies » et à « sauver le climat ». La lecture du Great Reset et l'analyse des forces en présence permettent d'établir un parallèle avec 1917. Avec une destruction contrôlée de l'économie réelle et de la classe moyenne occidentale, se dessine en effet un « bolchevisme 2.0 », où le vert a remplacé le rouge, le «social» s'est muté en « durable » et où le rôle de la Tchéka est occupé par la combinaison de l'intelligence artificielle (IA) et de la 5G.

« Des entreprises soumises à une ingérence gouvernementale beaucoup plus importante »

Vers un bolchevisme 2.0 (suite)

« L’une des grandes leçons des cinq derniers siècles en Europe et en Amérique est la suivante: les crises aiguës contribuent à renforcer le pouvoir de l’État. Cela a toujours été le cas et il n’y a aucune raison pour que cela soit différent avec la pandémie COVID-19. [...] La fiscalité augmentera. Comme par le passé, la logique sociale et la justification politique qui sous-tendent les augmentations seront basées sur le récit des « pays en guerre » (mais cette fois contre un ennemi invisible). »

« Le contrôle public des entreprises privées augmentera, en particulier (mais pas seulement) pour toutes les entreprises qui ont bénéficié de fonds publics. [...]. Les entreprises seront également tenues de rendre compte des fractures sociales et environnementales.[...J Les gouvernements encourageront fortement les partenariats public-privé afin que les entreprises privées s’impliquent davantage dans l’atténuation des risques mondiaux. Indépendamment des détails, le rôle de l’État augmentera et, ce faisant, affectera matériellement la manière dont les affaires sont menées. À des degrés divers, les dirigeants d’entreprises de tous les secteurs et de tous les pays devront s’adapter à une intervention gouvernementale accrue. La recherche et le développement de biens publics mondiaux tels que la santé et les solutions aux changements climatiques seront activement poursuivis. La fiscalité augmentera ».

« Trois secteurs prospéreront dans l’ère post-pandémique : les grandes technologies, la santé et le bien-être. »

Les fabricants de médicaments seront plus puissants et plus riches que jamais. »

« La combinaison de l’intelligence artificielle (IA), de l`Internet des objets (IoT) et des capteurs et de la technologie portable produira de nouvelles perspectives sur le bien-être personnel. Ils surveilleront ce que nous sommes et ce que nous ressentons et brouilleront progressivement les frontières entre les systèmes de santé publics et les systèmes de création de santé personnalisés - une distinction qui finira par s’effondrer. Des flux de données dans de nombreux domaines distincts allant de nos environnements à nos conditions personnelles nous donneront un contrôle beaucoup plus grand sur notre propre santé et notre bien-être. Dans le monde post- COVID-19, des informations précises sur notre empreinte carbone, notre impact sur la biodiversité, sur la toxicité de tous les ingrédients que nous consommons et des environnements ou contextes spatiaux dans lesquels nous évoluons vont générer des progrès signicatifs en termes de prise de conscience et de bien-être collectif et individuel. Les industries devront en prendre note.» 

«  Le monde de l’éducation, comme pour tant d'autres secteurs, deviendra en partie virtuel. »

« Un effet majeur du confinement sera l'expansion et la progression du monde numérique de manière décisive et souvent permanente. »

« L'impératif actuel de propulser, quoi qu’il arrive. « l'économie sans contact » et la volonté ultérieure des régulateurs de l'accélérer signifient qu'il n’y a plus de blocage. Ce qui est vrai pour les domaines sensibles jusqu’à récemment comme la télémédecine et la livraison par drone est également vrai pour des domaines réglementaires plus banals et bien couverts, comme les paiements mobiles. »

« Pendant les confinements, un assouplissement quasi global des réglementations qui avait auparavant entravé les progrès dans les domaines où la technologie était disponible depuis des années s’est soudainement produit parce qu’il n'y a pas eu le choix. »

« Satya Nadella, PDG de Microsoft, a observé que les exigences de distanciation sociale et physique créaient « un tout distant», faisant avancer de deux ans l’adoption d’un large éventail de technologies, tandis que Sundar Pichai, PDG de Google, s’émerveillait de l’impressionnant bond en avant dans l’activité numérique, prévoyant un effet « significatif et durable » sur des secteurs aussi différents que le travail en ligne, l’éducation, le shopping, la médecine et le divertissement. »

« La combinaison d’investissements dans des infrastructures énergétiques progressives (comme dans les énergies renouvelables, les pipelines d’hydrogène et les réseaux de recharge de véhicules électriques) et le réaménagement des pôles industriels (comme l’électrification de l’énergie nécessaire à la production chimique) a le potentiel de soutenir la reprise économique tout en augmentant la résilience globale du secteur de l’énergie en termes de production d’énergie propre. »

« Les entreprises n’adhéreront pas nécessairement à ces mesures parce qu’elles les considèrent comme « bonnes », mais plutôt parce que le « prix » à payer pour ne pas s’y soumettre sera trop élevé en termes de colère des militants, des investisseurs militants jusqu’aux militants sociaux. 

Remarque. On retrouve ici la 4e révolution industrielle, déjà abordée dans nos précédents numéros comme thème de l’édition 2016 du Forum de Davos. Véritable dada de Klaus Schwab et des élites économiques allemandes, cette robotisation accrue, portée en particulier par la 5G, renvoie également à la thématique du Future of Work ( Work 4.0) portée par la Banque mondiale (The Changing Nature of Work) et par l’Organisation internationale du travail (Future of Work Centenary Initiative).

« Avant-garde du changement social »

Les colonnes infernales du Great Reset

« Les activistes sociaux et de nombreux investisseurs militants examineront de près le comportement des entreprises pendant la crise pandémique. Il est probable que les marchés ou consommateurs, ou les deux, puniront les entreprises qui c mal pertormé sur les questions sociales. »

« Enhardis par ce qu`ils ont vu des confinements (pas de pollution de l’air), les militants du climat vont redoubler d`efforts, imposant une pression supplémentaire sur les entreprises et les investisseurs.»

«COVID-19 a déja declenché une vague mondiale de troubles sociaux. Cela a commencé aux Etat-Unis avec les manifestations de Black Lives Matter apres le meurtre de George Floyd à la fin du mois de mai 2020, mais il s’est rapidement répandu monde entier. [...] La tendance montre que le mouvement Black Lives Matter se transforme en quelque chose de plus large que les problèmes spéctfiques à la race. Les manifestions racisme systémique ont conduit à des appels plus généraux à la justice économique et à l’inclusion. »

«L’activisme des jeunes s’accroît dams le monde, étant révolutionné par les réseaux sociaux qui accentuent la mobilisation à un niveau qui aurait été impossible auparavant. Il prend de nombreuses formes différentes, allant de la participation politique non institutionnalisée aux manifestations et protestations, et aborde des questions aussi diverses que le changement climatique, les réformes économiques, l’égalité des sexes et tes droits LGBTQ. La jeune génération est fermement à l’avant-garde du changement social. Il ne fait aucun doute qu’elle sera le catalyseur du changement et une source d’élan critique pour la grande réinitialisation.»

Remarque: Pour les entreprises, le «comportement» adéquat est en fait une mise en conformité avec les Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), c’est-à-dire la stricte observance des impératifs dictés par la fuite en avant du politiquement correct (féminisme, diversité, «durabilité», etc.). Le document de référence cité à ce propos est Sustainable investing: Resilience amid uncertainty, une note réalisée au printemps dernier par BlackRock. ce qui donne une réponse à la question : « Qui fixe les critères ? ». Aussi, pour « aider » les entreprises à s’adapter aux ESG (dit aussi « capitalisme des parties prenantes »), le Forum économique mondial a parallèlement publié une feuille de route réalisée en collaboration avec Bank of America, Deloitte, EY, KPMG et PwC.

« Plus la croissance démographique est élevée, plus nous perturbons l’environnement, plus le risque de nouvelles pandémies est éleve. »

Vers une nouvelle humanité réduite en nombre, métissée, désœuvrée, assistée et assignée à domicile.

« La fragilité des États reste l’un des défis mondiaux les plus critiques, particulièrement répandu en Afrique. [...] La rupture des chaînes commerciales et d’approvisionnement causée_par la pandémie provoquera une dévastation immédiate. »

« De nombreux pays du Moyen-Orient et du Maghreb sont particulièrement à risque. Le triple coup du COVID-19, l’effondrement des prix du pétrole (pour certains) et le gel du tourisme (une source vitale d’emplois et de revenus en devises)  pourraient déclencher une vague de manifestations antigouvernementales massives rappelant le Printemps arabe en 2011.»

« Dans des pays plus grands comme l`Égypte, l`Inde, le Pakistan, le Nigéria et les Philippines, pour lesquels les envois de fonds sont une source cruciale de financement exterieur, cela créera beaucoup de difficultés et rendra leur situation économique, sociale et politique encore plus fragile, avec une possibilité très réelle de déstabilisation. »         

« Dans des pays comme l’Éthiopie où les revenus du tourisme  représentent près de la moitié (47 %) des exportations totales, la perte correspondante de revenus et et d`emplois infligera des souffrances économiques et sociales condidérables Il en va de même pour les Maldives, le Cambodge et plusieurs autres.

«La pandémie de Covid-19 démontre ce que nous savons tous: des millénaires de patriarcat ont abouti à un monde dominé par les hommes avec une culture dominée par les hommes qui nuit à tout le monde, femmes, hommes, filles et garçons », explique Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU sur Twitter dans le cadre du Great Reset.

« L’un des effets d’entraînement les plus évidents pour les parties les plus riches du monde de la misère économique, du mécontentement et de la faim dans les États les plus fragiles et les plus pauvres consistera en une nouvelle vague de migration de masse dans sa direction, comme celles qui ont eu lieu en Europe en 2016. »

« Quelle forme le nouveau contrat social pourrait-il prendre? [...] Une offre plus large, sinon universelle, d’assistance sociale, d’assurance sociale, de soins de santé et de services de base de qualité. »

« Au fur et à mesure que la distanciation sociale et physique persistera, s’appuyer davantage sur les plateformes numériques pour communiquer, travailler, demander des conseils ou commander quelque chose gagnera peu à peu du terrain sur des habitudes autrefois enracinées [...]. Si les considérations de santé deviennent primordiales, nous pouvons décider, par exemple, qu’un cours de cyclisme devant un écran à la maison ne correspond pas à la convivialité et au plaisir de le faire avec un groupe dans un cours en direct, mais est en fait plus sûr (et moins cher!). Le même raisonnement s’applique à de nombreux domaines différents comme prendre l’avion pour une réunion (Zoom est plus sûr, moins cher, plus vert et beaucoup plus pratique), se rendre à une réunion de famille éloignée pour le week-end (le groupe familial WhatsApp n’est pas aussi amusant mais, encore une fois, plus sûr, moins cher et plus écologique) ou même suivre un cours académique (pas aussi enrichissant, mais moins cher et plus pratique) ».

Remarques.1 - La mise en place dans les mois à venir de l’ « assistance sociale universelle » consiste en fait à généraliser le RMI désormais appelé « revenu universel » ou UBI dans le monde anglo-saxon. Cette destruction de la « valeur travail » (et donc de l estime de soi) combinée à l’injonction à rester enfermé s accompagnera de la légalisation du cannabis (dit « thérapeutique ») dont l’expérimentation, votée par l’Assemblée nationale en 2019, commencera le 31 mars 2021 en France.

2 - Comme le suggère la « modernisation » contenue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2021 (déclaration sociale nominative, prélèvement à la source, etc.), évidemment présentée comme un moyen de facilitation des démarches et de lutte une contre la fraude, la priorité d’une « assistance sociale» et d`une «assurance sociale» au caractere «universel» inscrite dans le Great Reset est en fait articulée avec la reconnaissance faciale dans le cadre d`une importation du fameux «crédit social» chinois qui fait tant saliver les «élites» occidentales.

22 Avril. «Gorafisation» de la vie politique. Olivier Véran déconseille l`auto-médication au moyen de patchs anti-tabac, apres qu`une série d`études a montré que les fumeurs étaient nettement moins sujets au coronavirus que les non-fumeurs.

23 avril.Le Conseil national de l`Ordre des médecins publie un communiqué intitulé Protocoles de recherche clinique prescriptions hors AMM non justifiées: l'Ordre rappelle avec fermeté les vigueur et informe l'ANSM. Sans nommément, Didier Raoult est mis gravement en cause : son action est jugée « inadmissible» car suscitant de « faux espoirs de guérison».

Et de conclure par une menace : « La mise en danger des patients, s'il apparaissait qu'elle puisse être provoquée par des traitements non validés scientifiquement, pourrait justifier la saisine du directeur général de l'ARS [NDA : l'Agence régionale de santé] pour demander une suspension immédiate de l'activité de ces médecins ».

*Interrogé par le Daily Mail, Petr Chumakov de l'Institut de biologie moléculaire de Moscou, déclare qu'« en Chine, les scientifiques du laboratoire de Wuhan participent activement au développement de diverses variantes de coronavirus depuis plus de dix ans. [...] Ils ont fait des choses vraiment incroyables. Par exemple, des insertions dans le génome qui ont donné au virus la capacité d'infecter les cellules humaines. Maintenant tout cela a été analysé. L' image de la création du coronavirus actuel émerge lentement. »

Précisant qu` «il est trop tot pour blamer qui que ce soit», il confirme l`hypothese développée par Luc Montagnier en évoquant la création de «variantes du virus sans intention malveillante, éventuellement dans le cadre de la recherche sur un vaccin contre le VIH».

*Annoncée pen grande pompe le 31 mars par Emmanuel Macron, la commande de 10 000 respirateurs est enfin livrée. Sauf que 8500 de ces appareils sont en réalité des ventilateurs totalement inadaptés à la prise en charge des malades du Covid-19 (cf. Coronavirus: 8500 respirateurs produits…pour rien?, France Inter).

*En marge du Conseil européen, la secrétaire d`Etat chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin annonce un plan européen de 1000 milliards pour relancer l`économie. A la maniere du capitaine Haddock, Amélie de Montchalin avait déjà brandi le chiffre de 1000 milliards au mois de décembre 2019 pour évaluer les investissements nécessaires à la «neutralité carbone» 

Au sommet du monde cauchemardesque du Great Reset, BlackRock, le plus gros gestionnaire d'actifs au monde, un pouvoir fantôme qui entend régner sur une humanité réduite d'ilotes grâce au contrôle de l'intelligence artificielle (IA).

«Le respect de nos frontières planétaires»

Climat : Le Grand Alibi

«À première vue, la pandémie et l’environnement peuvent sembler n’être que des cousins éloignés ; mais ils sont beaucoup plus proches et entrelacés qu’on ne le pense. [...] Us sont de nature mondiale et ne peuvent donc être correctement traités que d’une manière coordonnée au niveau mondial ».

« Si certaines des habitudes que nous avons été forcées d’adopter pendant la pandémie se traduisent par des changements structurels de comportement, le résultat climatique pourrait être différent. »

« Le verrouillage sans précédent et draconien avec un tiers de la population mondiale confiné chez elle pendant plus d’un mois est loin d’être une stratégie de décarbonation viable car, malgré cela, l’économie mondiale continue d’émettre de grandes quantités de dioxyde de carbone. [...] Nous ne sommes qu’au début d’une longue et douloureuse récupération et, pour beaucoup d’entre nous, penser à la durabilité peut sembler un luxe, mais lorsque les choses commenceront à s’améliorer, nous nous souviendrons collectivement qu’il existe une relation de causalité entre la pollution de l’air et le COVID-19. Alors la durabilité cessera d’être secondaire et le changement climatique (si étroitement corrélé à la pollution de l’air) passera au premier plan de nos préoccupations. Ce que les spécialistes des sciences sociales appellent la « contagion comportementale » (la manière dont les attitudes, les idées et les comportements se propagent dans la population) pourrait alors opérer sa magie ! ».

 

 

« Les gouvernements des dirigeants éclairés soumettront leurs plans de relance à des engagements écologiques. Ils offriront, par exemple, des conditions financières plus généreuses aux entreprises dotées de modèles économiques à faible émission de carbone. »

Remarques. 1 - Le grand non-dit du Great Reset est son caractère essentiellement malthusien, « la frontière planétaire » ayant été évaluée à un milliard d’habitants par la référence allemande de la climatologie, Hans Joachim Schellnhuber : « C’est un triomphe pour la science car au moins nous sommes parvenus à stabiliser quelque chose : à savoir, l’estimation de la capacité d’accueil de la planète, c’est-à-dire un milliard de personnes. Quel triomphe ! D’un autre côté, voulons-nous en arriver là? Je pense que l’on peut faire bien mieux ! » s’était-il enthousiasmé en 2009 lors de la conférence de Copenhague dont il fut le coorganisateur avec le prince Charles. En 1988, le père de ce dernier, le prince Philip expliquait: « En cas de réincarnation. je_ souhaiterais revenir sous la forme d’un virus mortel, afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation » (cité par la Deutsche Presse-Agentur).

2 - Sans surprise, la référence citée dans COVID-19: The Great Reset est un des affidés des fondations Rockefeller, l’économiste Nicholas Stern (cf. F&D 485 et 486) auteur, en 2006, pour le gouvernement britannique, du rapport sur l’« économie du changement climatique » dont chacun s’accorde sur « la manipulation grossière de la méthodologie économique » qui le sous-tend (on consultera l’article d’Olivier Godard paru dans la Revue d’économie politique, 2007/4 - Vol. 117, p. 475-506, Dalloz).

Comme document de référence, sont également cités les Objectifs de développement durable (SDGS) adoptés par l’ONU en 2015 et rassemblés dans l`Agenda 2030 dans lequel le mondialisme se décline en 17 points derrière un torrent de bons sentiments.

 

3- - En modèles d’application de cette politique, sont nommés la Commission européenne et son Green Deal, mais aussi le gouverneur démocrate de New York Andrew Cuomo (accessoirement associé de Jeffrey Epstein) ainsi que le banquier britannique Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, nommé, en décembre 2019, Envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l’action climatique, après avoir exhorté, en août 2019, lors du symposium de Jackson Hole, les banques centrales à abandonner le dollar comme monnaie de réserve et à adopter une nouvelle monnaie hégémonique synthétique (SHC), telle que Libra, le projet de cryptomonnaie de Facebook. Rappelons que, membre du Groupe des Trente (G30), du conseil du Forum économique mondial et du Groupe Bilderberg, Mark Carney est, comme la plupart des acteurs de l’opération Covid-19/Great Reset (Bill Gates, les Rockefeller, Michael Bloomberg, la famille royale britannique, etc.), cité dans l’affaire Epstein avec son épouse Diana Fox, par ailleurs ambassadrice du Fonds mondial pour la nature (WWF).

 

4- - Rappelons ici que lors de la dernière édition du Forum économique mondial a été annoncée la décision de la Commission des droits de l’homme de l’ONU de considérer comme des « réfugiés » à part entière ceux qui invoquent le réchauffement climatique : « Il faut nous préparer à une forte augmentation du nombre [...]. Je n’oserais pas avancer de chiffres précis [...], mais il s’agit probablement de plusieurs millions » (Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, cité par Reuters, 21 janvier 2020).

« Les règles du jeu de la politique économique et monétaire »

Derrière la fausse monnaie et l’esclavage de la dette, l’intelligence artificielle contrôlée par BlackRock

« La réponse de la politique budgétaire et monétaire à la pandémie a été décisive, massive et rapide. »

« La barrière qui rend les autorités monétaires et fiscales indépendantes l’une de l’autre a maintenant été démantelée. »

« C’est là qu’interviennent la théorie monétaire moderne (MMT) et la monnaie d’hélicoptère: avec des taux d’intérêt oscillant autour de zéro, les banques centrales ne peuvent pas stimuler l’économie par des outils monétaires classiques; c’est-à-dire une réduction des taux d’intérêt - à moins qu’ils ne décident d’opter pour des taux d’intérêt profondément négatifs. »

« Ces mesures entraîneront des déficits budgétaires très importants, avec une augmentation probable des ratios dette/PIB de 30 % du PIB dans les économies riches. Au niveau mondial, la stimulation globale des dépenses publiques dépassera probablement 20 % du PIB mondial en 2020. »

« Le statut de monnaie de réserve [du dollar] ne peut durer plus longtemps que la confiance étrangère dans la capacité du détenteur d’honorer ses paiements. [...] Existe-t-il des alternatives viables? Les États-Unis restent une formidable hégémonie financière mondiale [...], mais il est également vrai que de nombreux pays voudraient contester la domination mondiale du dollar. [...]

 

Le «privilege exobitant» est intimement lié à la puissance mondiale, à la perception des Etats-Unis en tant que partenaire fiable et à  son role dans le fonctionnement des institutions multilatérales».

 « Quant aux États-Unis, leur surendettement contraindra tôt ou tard les dépenses post-reprises, avec le risque toujours présent que la crise économique actuelle se métastase en crise financiere systémique. »     

Remarque. Outre la menace à peine voilée adressée à Donald Trump, le Forum de Davos reconnaît donc que le Covid-19 a permis l’application de la théorie monétaire moderne (monnaie hélicoptère) promue en août 2019 auprès des banques centrales lors du symposium de Jackson Hole par BlackRock afin d’abolir la frontière entre politique monétaire et politique budgétaire. Ainsi les banques centrales maintiendraient une « facilité budgétaire d’urgence permanente » qui serait activée lorsque la manipulation des taux d’intérêt ne fonctionnerait plus pour éviter la déflation. Une « facilité » déployée par un « expert indépendant » désigné par les banques centrales. Et en mars 2020, BlackRock a obtenu ce mandat de la Réserve fédérale (FED), un contrat sans appel d’offres en vertu de la loi sur l’aide, le soulagement et la sécurité économique du coronavirus (dite loi CARES) pour déployer une caisse noire de 454 milliards de dollars créée par le Trésor en partenariat avec la FED. Rappelons que, créée en 1988 par Larry Fink, BlackRock est à l’origine une filiale de Blackstone, le fonds d’investissement fondé par Stephen Schwarzman (ex-Lehman Brothers) et par l’ancien secrétaire au Commerce des États-Unis Peter G. Peterson (et accessoirement président du Council on Foreign Relations jusqu’à son décès en 2007). BlackRock a d’abord augmenté son bilan dans les années 1990 et 2000 en promouvant les titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) qui ont fait chuter l’économie en 2008. Au titre de sa connaissance des créances hypothécaires, BlackRock sera mandaté par la FED pour gérer les « véhicules à usage spécial » utilisés pour acheter des actifs « toxiques » à Bear Stearns et à American Insurance Group (AIG), ce que la FED n’était pas légalement autorisée à faire elle-même. BlackRock doit son expansion aux Exchange-Traded Funds (fonds négociés en bourse, ETF), un secteur à la croissance exponentielle, concentre entre les mains des « Big Three » (BlackRock, Vanguard et State Street). En 2017, les Big Three étaient devenus actionnaires de près de 90 % des entreprises du S&P 500 et détenaient des interets majeurs dans les mégabanques, les gros médias, le Big Pharma et les géants du Web. En 2018, dans Blackrock-The Cmpany Owns the World?, Investigate Europe a conclu que BlackRock « sape la concurrence en détenant des actions dans les entreprises concurrentes et brouille les frontières entre le capital privé et les affaires gouvernementales en travaillant en étroite collaboration avec les régulateurs ». Les actifs de BiackRock sont gérés par l’intelligence artificielle via son logiciel Alladin qui a obtenu la tâche de distribuer des fonds de la Réserve fédérale par le biais des onze « véhicules à usage spécial » mis en place en vertu de la loi CARES. Ces véhicules ont été conçus pour permettre à la FED de financer l’achat d’actifs plus risqués sur le marché, c’est-à-dire essentiellement des ETF. Comme l`explique Ryan Cléments (Université Duke): «Les ETF sont au coeur de la crise financiere du COVID-19». En plus de sauver le secteur des ETF qui risquait de s`effondrer, BlackRock a donc pris, en substance, les renes de la FED et s`est hissé au sommet du systeme que dessine le Great Reset.