Covid-19 : « Les étudiants ont été sacrifiés par le gouvernement ! »

18.01.2021

Par Gustave Fardas, étudiant en Droit, membre de la Cocarde étudiante La gestion catastrophique de la crise sanitaire par Emmanuel Macron et ses troupes a de multiples conséquences sur tous les compartiments de la société. Et la jeunesse française est touchée de plein fouet. Découvrez dans cette tribune de Gustave Fardas à quel point les étudiants sont peu considérés par l’État, malgré l’importance cruciale de la formation des élites de demain pour notre pays.

Polémia

Un abandon assumé de la jeunesse française

Les étudiants sont les grands oubliés du Gouvernement dans la longue crise sanitaire qui envahit notre quotidien depuis un an.

Le 16 mars 2020, les universités étaient massivement fermées sur décision gouvernementale.
Cette mesure prenait place dans un ensemble de restrictions mises en œuvre pour faire face à l’expansion de la Covid-19 sur le territoire français.
Depuis cette date, c’est à dire depuis 300 jours, les étudiants français n’ont quasiment pas remis le pied dans un amphithéâtre. Cet abandon assumé de la jeunesse française sous-tend la grave question de la place qui leur est réservée dans la société.

Depuis de trop nombreuses années, les universités françaises souffrent. Le Ministère de l’Enseignement supérieur, et l’ensemble de nos gouvernants, ne semblent pas prendre conscience de l’état de délabrement des structures chargées de former les nouvelles générations.
Délabrement matériel, mais aussi, et surtout, délabrement intellectuel. La pire frange idéologique progressiste s’y est imposée, favorisée par l’emprise gauchiste sur les facs depuis Mai 68.
Nombreux sont les enseignants, mais aussi les étudiants, à avoir tenté de dénoncer cette radicalisation. Isolés, en proie au harcèlement voire à la violence physique, ils luttent comme ils peuvent pour essayer de sauver l’enseignement supérieur public.

L’université française, forte d’une renommée internationale et d’une qualité d’enseignement élevée, a peu à peu troqué l’excellence pour l’égalitarisme, vecteur de la médiocrité.

Les cours en « distanciel », acmé de l’effondrement universitaire

L’université n’était pas en forme à l’aube de 2020. Tant bien que mal, les étudiants étudiaient, véritable combat dans des facultés devenues jungles.
Les professeurs étaient les seuls alliés de circonstance, face à l’administration technocrate et déconnectée et aux conditions d’enseignement calamiteuses. Ils sont encore nombreux à posséder un sens aigu du devoir, dans leur vocation au service de la transmission. Ils ont accepté de rajouter à leur métier d’enseignant un engagement dévoué auprès de leurs élèves pour les aider à s’accrocher à l’université souvent répulsive.

Hélas… Les étudiants et les professeurs sont maintenant séparés par ce mode d’enseignement inédit baptisé « distanciel ». La fermeture des universités est l’acmé de leur effondrement.
Certes, les professeurs, assistés par les services techniques, ont tout fait pour maintenir le lien. De nombreux outils numériques ont été mis en place afin de garantir la continuité pédagogique. Cependant, « la fac à la maison » se révèle être un gigantesque abattoir. Les étudiants sont de plus en plus nombreux à craquer et abandonner leurs études en raison des conditions misérables d’apprentissage.
Bien sûr, l’université a toujours cherché à responsabiliser ses pupilles. Il est indéniable qu’il relève de la responsabilité personnelle de chaque étudiant de se prendre en main afin de réussir ses études. La crise sanitaire est dure pour tous, et les étudiants ont malgré tout la chance de la stabilité quand certains sont empêchés d’exercer leur emploi et sont – pour l’instant – à l’abri du chômage de masse qui frappe durement les actifs.
Mais comment reprocher aux étudiants de se décourager lorsque leur quotidien se résume à un écran d’ordinateur, à leur bureau qu’ils ne quittent que pour manger ou s’aérer. La vie étudiante est passée du mythe des meilleures années de la vie au cauchemar de jeunes isolés chez eux, en proie au découragement moral.

L’avenir du pays sacrifié

Les étudiants ont été sacrifiés par le gouvernement sur l’autel de la santé publique.
Alors que toutes les études réalisées montre que la létalité du Covid-19 sur les jeunes en bonne santé est quasi-inexistante, nos politiques ont fait le choix de punir la jeunesse de France pour protéger la population d’un virus moins dangereux que ce qu’il apparaissait au début. Au lieu de mettre en place des mesures de bon sens ciblées sur les personnes à risques, ils ont imposé des règles durables qui frappent en premier lieu les jeunes, les moins exposés à des formes graves du virus.
Ce sacrifice est inédit dans l’histoire de l’humanité. Si le respect de nos anciens est une obligation morale que nous devons fièrement honorer, le soin porté aux jeunes générations est vital. Ce sont eux qui constituent l’avenir de la société et assureront à moyen terme le niveau de vie des actifs d’aujourd’hui.
Leur sort oublié au fond d’un obscur placard du ministère de l’Enseignement supérieur, la relève n’est pas assurée. Le chômage sévit en France, et touche majoritairement les personnes les moins qualifiées. Que deviendront ces étudiants, brillants il y a quelques mois et aujourd’hui en échec ?
Nous sommes de plus en plus nombreux à nous inquiéter de notre rang de seconde zone dans la société sanitaire.

L’avenir de la France est bien terne. Pourtant, la génération du nouveau millénaire est prête à relever le défi de rendre demain meilleur. Qu’attend Macron pour réouvrir les portes des universités ?

Gustave Fardas

Source : Polémia