Black Lives Matter : Une manipulation libérale et mondialiste

17.07.2021
Aujourd'hui, cela a été remplacé par le "Black Lives Matter '', qui, une fois paraphrasé, signifierait, comme le dit Kemi Seba, "ehi, les Blancs! La vie des Noirs compte !''

Au cours des dernières temps, nous avons vu emerger un mouvement en Occident qui conteste le racisme, la négrophobie et la brutalité policière. Ce sont des réalités indéniables qui sont présentes dans les sociétés caucasiennes et auxquelles il faut s'opposer. La négrophobie est une réalité existante, mais on a souvent tendance à critiquer les conséquences d'un mal, sans en analyser la cause.

Pour comprendre la négrophobie, il faut savoir analyser et déconstruire une idéologie moderne putréfiée, qui a proliféré dans l'espace et le temps, et a toujours cherché à obtenir un consensus parmi ce qu'elle définit comme « minorités », pour planifier et mettre en œuvre ses politiques délétères. On parle du libéralisme. À chaque époque, en particulier aux États-Unis, le libéral-progressiste Caucasien a tenté de manipuler l'Homme Noir et de détourner sa bataille initiale pour l'émancipation. Les différents leaders nationalistes noirs des années 1900 (stigmatisés et ostracisés par le courant de la bien-pensance occidentale), dont Marcus Mosiah Garvey, Malcolm X ou Khalid Abdul Muhammad l'avaient bien compris et, en fait, ont souligné combien il était important et vital pour l'Homme Noir, de prendre ses distances avec le ''renard libéral'' qui voulait/veut se présenter comme une alternative au ''loup conservateur''. Il ne s'agit pas ici, quand cela est invoqué, de prendre le Caucasien conservateur comme baromètre ou allié dans les batailles pour l'émancipation des Noirs. Le Noir doit être en mesure d'imposer une troisième option, qui pose sur l'autodétermination communautaire et le refus de l'assimilationnisme (inclusion dans le système bourgeois). Stockely Carmichael, Muhammad Alì ou Khalid Muhammad, étaient les meilleurs exemples de cette troisième option qu'ils appelaient ''Black Power''. Ce concept ne doit pas être considéré comme une suprématie noire inversée. Le concept de pouvoir noir renvoyait aux années 1960, à la consolidation des communautés et à la fierté de l'identité noire panafricaine.

Aujourd'hui, cela a été remplacé par le "Black Lives Matter '', qui, une fois paraphrasé, signifierait, comme le dit Kemi Seba, "ehi, les Blancs! La vie des Noirs compte !''

Nous sommes passés de l'autodétermination, de la consolidation de l'identité et de la communauté, refusant l'assimilationnisme libéral bourgeois à la victimisation noire et à l'intégrationnisme deregulé. Quand on parle du mouvement Black Lives Matter, il faut cependant souligner et préciser qu'à la base, il s'agissait d'un concept interne de la communauté noire consistant à se soutenir mutuellement. Dans ce cas, c'était logique. Mais en ces derniers temps, Black Lives Matter est devenu un hashtag récupéré par les forces mondialistes, sorosiennes et libérales-progressistes qui s'en fichent du sort des Noirs. La seule direction que ces forces veulent entreprendre est celle d'utiliser certaines catégories comme réservoirs électoraux. Le néolibéralisme dans le domaine societal a donc manipulé de réelles souffrances dans la société américaine et in extenso occidentale (injustices sociales, inégalités, négrophobie systémique, brutalités policières...), pour désorienter une révolte vers un agenda qui aurait dû renverser le régime du Trump qui derengeait les forces mondialistes. Là aussi, il faut souligner que Trump en tant que personnalité politique n'est en aucun cas l'ami des Africains. Mais puisque la géopolitique est aussi une question de géostratégie, Trump représentait le mal nécessaire (en ce qui concerne les Africains et les afro-descendants). Pour la finance internationale néolibérale apatride, il a fallu déstabiliser Trump avec des soulèvements pilotés comme ce fut le cas lors du printemps arabe, qui aurait dû par conséquent détourner les voix en faveur de Biden.

En analysant cette situation, nous pouvons affirmer que l'antiracisme moderne est une arme créée par nos ennemis (l'oligarchie financière apatride), par les mêmes qui sont à la base du racisme existant et de l'humanité hierarchisée dans son ensemble. Leur objectif a toujours été de détourner la colère des Peuples, en utilisant les Noirs les plus fragiles (afro-mondialistes, progressistes noirs libéraux, afro-politains) et les Blancs les plus extrémistes (la droite alternative réactionnaire et limitée), pour empêcher le plus pauvre, noir et blanc, de se soulever contre les agents du Capital, et de placer au centre du débat, les problèmes sociaux et géopolitiques, qui sont la base et l'essence du racisme. On ne peut pas se dire antiraciste, sans être anticapitaliste ou antilibéral, car comme le disait Stockely Carmichael : "Le racisme n'est pas une question d'attitude, mais de pouvoir.''

Au sujet de la lutte antiraciste, Kemi Seba (président-fondateur de l'ONG Urgences Panafricanistes que je coordonne en Italie), l'une des figures de proue de la résistance anticolonialiste en Afrique au XXIe siècle, déclare dans une interview : 'Nous on s' est jamais opposé à la lutte de notre peuple aux Etats-Unis, nous sommes aux côtés de notre peuple qui lutte contre les discriminations raciales, contre les violences policières, nous serons solidaires ad vitam aeternam avec ce combat, ce à quoi nous nous opposons, c'est l'instrumentalisation des forces mondialistes de la souffrance de notre peuple aux fins d'un projet blanc intégrationniste et progressiste et cela ne nous intéresse pas. Nous ne voulons pas progresser sur la voie de l'Occident, nous voulons notre autodétermination et nous voulons que chaque peuple puisse prendre son destin en main.'' (Source : https://www.laluce.news/2020/06/25/intervista-a-kemi-seba-black-lives-matter-moda-delle-elite-globaliste/)

Pour la communauté afro-diasporique, il existe deux alternatives vitales comme salut :

1. Le retour en Afrique sur le modèle garveyiste, pour lutter pour la souveraineté africaine et la décolonisation complète face aux forces exogènes (l'impérialisme) et aux forces endogènes (la mal-gouvernance de la classe dirigeante africaine) ;

2. La construction d'une communauté diasporique africaine forte et solidaire en Occident, sur le modèle chinois, pakistanais, indien etc. Le salut ne se trouve pas en pensant de s'assimiler à un système putréfié dans un endroit, ce meme systeme que l'on tente d'éradiquer définitivement en Afrique  (mais aussi dans tous les territoires du monde qui résistent à l'occidentalisme néolibéral pour un monde multipolaire).
Le racisme est une question de rapport de force. S'enraciner dans son propre paradigme de civilisation, contester et combattre à la fois ceux qui alimentent ce racisme, est le seul moyen de le contrer.