La poudrière de Calais explose

La jungle de Calais à feu et à sang ! Alors que le gouvernement est affairé avec le mouvement de grève et la pénurie d’essence, les clandestins de Calais se livrent une véritable guerre ethnique. Pierre Bergerault

Feux de tentes et batailles rangées, des scènes de chaos se sont déroulées jeudi dans la jungle de Calais. A l’origine des heurts, l’incendie dans le camp, d’une mosquée soudanaise par des ressortissants irakiens. L’altercation a opposé plus de 200 clandestins à mains nues, à l’arme blanche ou avec des barres de fer. Des cabanes ont également été brûlées. 70 pompiers ont été mobilisés pour éteindre l’incendie.

Vers 16h, à l’heure de la distribution des repas, les 1ers coups ont été échangés dans le centre d’accueil de jour Jules-Ferry pour ensuite se déplacer dans la jungle. De véritables scènes de guérilla se sont déroulées devant des riverains voisins de la jungle. Sarah Guerlach, dont la mère habite juste à coté, déclare avoir vu un migrants sortir du camp et tirer au fusil sans viser alors que d’autres couraient en criant machettes à la main.

5 bénévoles, 2 CRS et une soixantaine de clandestins ont été blessés. Face à ce regain de violence atteignant des proportions inégalées, le préfet Fabienne Buccio joue la carte de l’apaisement pour ne pas dire du laxisme. Interrogée jeudi soir, elle affirme qu’aucune interpellation n’a eu lieu. Quant au procureur de la République de Boulogne-Sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, également sur place, il affirme ne pas exclure le recours aux services des enquêteurs de la police judiciaire “en fonction de la situation”. Une situation pourtant déjà catastrophique.

Selon la préfecture, la jungle regrouperait aujourd’hui 4 000 clandestins. Un chiffre porté à 5 000 par les associations présentes sur place. Les bénévoles décrivent des affrontements ethniques quotidiens entre clandestins syriens, afghans et soudanais. Face à cette situation, les pouvoirs publics, déjà occupés à juguler les manifestations violentes des milices d’extrême gauche dans les grandes villes françaises, sont complètement dépassés. 250 policiers et gendarmes ont été dépêchés sur place.

Alors que le risque terroriste est à son paroxysme avec les compétitions sportives organisées en France cet été – la Grande Boucle mais aussi l’Euro de football qui nécessitera une mobilisation massive des forces de l’ordre – la sécurité des Français n’a jamais été aussi précaire.

Source : TV Libertés