Maduro accuse Washington de vouloir provoquer une guerre régionale

Mardi, 26 février, 2019 - 13:44

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé Washington d'essayer de monter de toutes pièces une crise pour entraîner une guerre en Amérique du Sud, dans une interview avec la chaîne américaine ABC diffusée lundi.

« Ils essayent de monter de toutes pièces une crise afin de justifier l'escalade politique et une intervention militaire au Venezuela pour entraîner une guerre en Amérique du Sud », a indiqué le dirigeant socialiste, cité en anglais par ABC, à la suite d'un entretien réalisé en espagnol.

A propos de la réunion du Groupe de Lima à Bogota lundi, où se trouvaient le vice-président américain Mike Pence et l'opposant vénézuélien Juan Guaidó, qui s'est autoproclamé président par intérim, M. Maduro a dénoncé une initiative faisant « partie de cette politique qui tente d'établir un gouvernement parallèle au Venezuela ».

Le Groupe de Lima, composé de pays hostiles au président Nicolas Maduro, a appelé au cours de cette rencontre à une transition démocratique au Venezuela. Il a dénoncé la « grave situation humanitaire », tout en écartant l'usage de la force envisagé par Washington, allié de l'opposant Juan Guaidó.  

Dans cette entrevue, M. Maduro a aussi qualifié l'administration Trump de « gouvernement extrémiste du Ku Klux Klan », estimant que les États-Unis voulaient « le pétrole du Venezuela », et étaient « prêts à aller en guerre pour ce pétrole ».    

Interrogé sur la possibilité d'autoriser l'opposant Guaidó à revenir au Venezuela, Nicolas Maduro a indiqué que ce dernier devait « respecter les lois ».

« Il peut partir et revenir et il aura affaire à la justice parce que la justice lui a interdit de quitter le pays. »

Plus tôt dans la journée lundi, Mike Pence avait assuré Juan Guaidó, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, du soutien « à 100 % » des États-Unis, ajoutant que la Maison-Blanche n'écartait aucune option contre Nicolas Maduro, dont les adversaires jugent la réélection frauduleuse.

Source : Marianne