Crash de l’IL-20 : La défense russe dément la défaillance du système ami-énnemi

Jeudi, 20 septembre, 2018 - 16:04

Le missile syrien qui a abattu lundi dernier l’Il-20 russe n’était pas équipé du système ami-ennemi, a déclaré ce jeudi le ministère russe de la Défense, en commentaire de certaines informations selon lesquelles la défaillance de cet équipement permettant de distinguer les armements utilisés par ses alliés de ceux de ses ennemis aurait fait défaut.

Le ministère russe de la Défense a démenti ce jeudi les informations selon lesquelles une défaillance du système ami-ennemi serait à l'origine du crash de l'Il-20 russe accidentellement abattu lundi par la DCA syrienne lors d'un raid israélien.

«Tous les raisonnements tenus par des pseudo experts concernant les causes du crash de l'Il-20 en raison de la prétendue défaillance du système ami-ennemi sont tout bonnement des fantasmes dignes d'amateurs», a indiqué ce jeudi Igor Konachenkov, porte-parole du ministère.

Il a précisé que le missile qui avait abattu l'avion russe n'était pas doté du système ami-ennemi.

«Le système de reconnaissance national ami-ennemi est individuel pour chaque État, et n'est jamais installé sur les armements ni sur le matériel militaire exportés de Russie, même dans le cadre de la coopération militaire et technique», a-t-il poursuivi.

 

Le 17 septembre, la défense antiaérienne syrienne a ciblé par erreur un Il-20 avec 15 militaires à son bord. L'appareil se dirigeait vers la base aérienne de Hmeimim et a été abattu à 35 km des côtes syriennes. La disparition de l'avion a coïncidé avec un raid israélien contre la Syrie et le tir d'un missile depuis un navire français, selon le ministère russe de la Défense. Le commandement français a annoncé n'avoir rien à voir avec ce drame.

 

La Russie a accusé les pilotes israéliens d'avoir utilisé l'Il-20 comme couverture pour échapper aux tirs syriens. D'après le ministère, les avions israéliens «ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région».

Rejetant ces accusations, l'État hébreux a toutefois exprimé ses regrets et s'est déclaré prêt à fournir à Moscou toutes les informations nécessaires à l'enquête. Le Président syrien Bachar el-Assad a lui-aussi adressé un message de condoléances à Vladimir Poutine.

 

Source : Sputnik