C'est l'élection de Macron qui est une anomalie en Occident

Mercredi, 7 mars, 2018 - 23:58

"Chaque jour qui passe montre à quel point l’élection d’un pur produit de l’oligarchie politico-médiatico-financière comme Emmanuel Macron est une anomalie dans le monde occidental contemporain. Ce ne sont pas le Brexit et l’élection de Donald Trump qui sont des événements surprenants, mais bel et bien l’élection d’Emmanuel Macron (qui, d’ailleurs, a été contraint de mener une campagne « populiste » à sa manière, notamment contre les « vieux » politiciens faillis). Après les pays de l’Est et l’Autriche (sans oublier le score de l’AfD en Allemagne), c’est au tour de l’Italie de donner une nette majorité à la coalition de droite unissant notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Lega de Matteo Salvini. Cette coalition emporte plus de 37 % des suffrages, loin devant la coalition de gauche (24 %). Naturellement, la presse « française», dont le monde entier salue l’impartialité, s’est empressée de titrer, comme «Le Monde »: « Aucune majorité n’émerge. »

Un coup d’œil rapide aux résultats précédents montre à quel point cette vision des choses est biaisée. En 2013, les élections avaient donné 29,55 % des voix à la coalition de centre-gauche et 29,18 % à celle de centre-droit et, à l’époque, les médias analysaient cela comme une cinglante défaite pour Berlusconi !

Précisons que le programme de la droite est particulièrement ferme. On note, en particulier, l’engagement d’expulser pas moins de 600000 immigrés clandestins (moins que ce que voulait la Lega, mais nettement plus que ce que l’on entend dans le débat français!). Mais les médias politiquement corrects peinent à comprendre l’aversion des peuples pour l’oligarchie.

Pourtant, la défaite de la gauche n’est pas le seul enseignement du scrutin italien. Un autre enseignement réside dans l’impressionnant succès du mouvement «5 étoiles», que tous les observateurs français estimaient naguère devoir être un feu de paille: avec plus de 30 % des suffrages, il est le premier parti d’Italie.

Comme les « élites » ne cessent de répondre à contretemps, en nous «proposant» toujours plus de fiscalisme, toujours plus d’immigration, toujours plus de réglementations absurdes, il y a lieu de croire – et d’espérer ! – que le résultat italien soit amplement confirmé ailleurs en Europe au cours des prochains mois. M. Macron, avec ses rêves d’Europe fédérale et ouverte à tous les vents, risque fort de se trouver de plus en plus isolé. D’autant que Mme Merkel, naguère sa seule alliée, fait désormais face à la puissante opposition de l’AfD."

 

Source : Salon Beige