Les chasseurs furtifs de 5ème génération J-20 à Moscou ; la Russie invite l’armée de l’air chinoise à MAKS 2019

26.09.2018

Après avoir participé conjointement aux grandes manœuvres militaires de Vostok 2018, auxquelles ont participé plus de 300 000 soldats des deux pays aux côtés de la Mongolie et de nombreux équipements, dont des avions de combat, la Russie aurait invité l’Armée populaire de libération du peuple chinois à participer au salon aéronautique et spatial international MAKS 2019. MAKS est l’un des salons aéronautiques les plus importants au monde depuis 1992 et sert à présenter les dernières réalisations de l’aviation militaire russe. La participation d’un partenaire étranger reste sans précédent et offre à la Chine un forum efficace pour exposer ses propres nouveaux avions de combat de pointe. L’État d’Asie de l’Est aurait accepté la proposition de participer, selon le ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Denis Manturov. Le ministre a fait une déclaration au sujet du développement : « Nous allons changer le format du Salon International de l’Aviation et de l’Espace MAKS pour la première fois. Nous avons proposé à la Chine de devenir un pays partenaire. Les collègues ont accepté notre invitation. »

La participation de la Chine au programme MAKS marquera la dernière en date d’une d’une série d’étapes marquantes de la coopération bilatérale croissante avec la Russie dans le domaine militaire, qui, parallèlement à une interdépendance économique et une coopération accrues en politique étrangère, est considérée comme une menace majeure par les puissances occidentales. L’Armée de l’air de l’Armée populaire de libération du peuple chinois devrait envoyer ses nouveaux chasseurs de supériorité aérienne J-20 et ses chasseurs légers d’élite J-10C au meeting aérien, éventuellement accompagnés du jet furtif J-31 dont la mise en service est prévue pour 2019. Bien que la plus grande partie de la flotte aérienne du pays soit composée de chasseurs dérivés du modèle russe Su-27, ces nouveaux appareils se distinguent par leur apparence et seront probablement un spectacle à voir en formation aux côtés des Su-57 et Su-35 russes dans le ciel de de Moscou.

Il est toujours possible que des pilotes chinois pilotent des avions de chasse russes comme le Su-35 ou le Su-30, qui sont exploités par les deux pays, ou vice versa, comme preuve de confiance entre les deux puissances. La Chine a notamment effectué des vols conjoints symboliques similaires avec l’armée de l’air pakistanaise dans le passé, et avec les deux pays voulant démontrer la force de leurs liens en matière de défense et le degré de coopération, cela reste une possibilité considérable. Les forces armées des deux pays disposant d’un matériel hautement interopérable, comme par exemple l’aide considérable fournie par la Russie pour mettre au point les derniers missiles air-air chinois et la capacité des chasseurs chinois à déployer des munitions de fabrication russe comme le R-27, cela devrait faciliter une coopération plus étroite dans le futur.

Source :  Réseau International