Israël poursuit son ingérence dans la crise syrienne

05.06.2019

Le 2 juin, l’Agence de Presse Arabe Syrienne a rendu compte de l’agression israélienne sur la base aérienne T4, située dans la campagne orientale de la province de Homs. Il est reconnu que le système de défense aérienne syrien a réussi à détruire deux missiles. Les roquettes restantes ont touché des cibles sur le territoire de la base, faisant un mort, deux militaires blessés et endommageant un dépôt d’armes et d’autres équipements.

Ces derniers jours, l’aviation israélienne a attaqué à plusieurs reprises le territoire syrien. Tel-Aviv a frappé l’artillerie et deux batteries anti-missiles non loin de Damas, dans la nuit du 2 juin. Trois soldats syriens ont été tués et sept autres gravement blessés.

Les forces israéliennes se sont empressées de déclarer que ces frappes étaient des représailles pour les tirs de missiles syriens vers le mont Hermon, sur le plateau du Golan occupé par Israël.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré qu’il avait ordonné l’attaque.

« Nous ne tolérerons pas les tirs sur notre territoire et nous réagirons avec force à toute agression contre nous« , a-t-il déclaré.

Le Premier Ministre a également tenu une réunion sur les questions de sécurité après les attaques syriennes sur le plateau du Golan.

Cependant, les raisons réelles des attaques israéliennes sont tout à fait différentes. Actuellement, le pays se prépare pour les élections législatives, Netanyahou a donc besoin de bonnes relations publiques pour démontrer sa détermination. Il fait de son mieux pour marquer des points dans l’arène nationale, notamment avec les actes d’agression contre l’État souverain. Il prouve ainsi son intention de ne pas rendre les territoires occupés à la Syrie. La même provocation s’est produite à l’approche des élections de la Knesset en avril.

Depuis le début de 2019, la partie israélienne a mené plus de dix fois des frappes massives sur divers objectifs en Syrie qui appartiendraient à l’Iran.

Outre l’agression ouverte contre Damas, Tel-Aviv utilise souvent une autre méthode d’influence, à savoir accuser le gouvernement syrien de préparer une attaque aux armes chimiques. Le ministère israélien des Affaires Étrangères a déclaré à plusieurs reprises que Bachar al-Assad possède de vastes réserves d’armes chimiques, et est même capable de recevoir un nouvel envoi d’armes, en violation des règles et restrictions internationales.

Le mois dernier, on a appris que le gouvernement israélien était responsable de la mise en scène de plusieurs vidéos des Casques blancs sur l’utilisation présumée d’armes chimiques contre des civils dans la province d’Idlib par l’Armée Arabe Syrienne.

On rapporte que le personnel israélien a écrit des scénarios, formé les représentants de la défense civile sur le territoire du plateau du Golan, puis les a transférés dans la province d’Idlib, et a également cherché des volontaires pour monter de fausses vidéos. Par la suite, les séquences ont été soumises aux médias grand public pour être reproduites.

Les actions d’Israël en Syrie sont illégales. Tel-Aviv n’est pas intéressée par un règlement rapide de la crise syrienne. Se cachant derrière la lutte contre la présence des forces iraniennes, soutenant les Casques blancs, Israël continue de violer la souveraineté de la Syrie, ainsi que les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’ONU est une organisation internationale conçue pour surveiller le processus de maintien de la paix dans le monde entier. Quand va-t-il accorder une attention précieuse à l’agression israélienne contre la Syrie ?

Source : Réseau International