Deux ans après les attentats du 13 novembre, la France est toujours un pays de « Bisounours »

17.11.2017

La France commémorait en ce début de semaine, les attentats islamistes qui ont ensanglanté Paris dans la soirée du 13 novembre 2015, faisant 130 morts et 413 blessés, soit la plus importante attaque terroriste ayant eu lieu sur le sol français.

Revendiqué par l’État islamique, cet attentat poursuivait la série commencée par Mohamed Merah en 2012, suivie par les frères Kouachi et Amedy Coulibali en janvier 2015, dont le but est d’installer la terreur dans les populations civiles des pays européens. Cette peur s’instille d’autant plus que l’Europe est désarmée face à la violence terroriste islamiste.

En effet, depuis près de quarante ans, les pays européens, France en tête, se sont ouverts largement à une immigration incontrôlée venue du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne ou du Proche-Orient. Ces vagues migratoires, de plus en plus nombreuses et rapprochées, renforcées en France par la loi sur le « Regroupement familial » votée en avril 1976 par le gouvernement de Jacques Chirac, ont transformé l’immigration économique en immigration de peuplement.

Celle-ci prend dorénavant la forme d’une véritable invasion, accentuée par le flot de « migrants » en réalité des immigrés clandestins venus pour la plupart en Europe pour des raisons économiques et non pour fuir d’hypothétiques zones de conflits.

Cette immigration incontrôlée va de pair avec une langue de bois et un formatage idéologique imposés par les médias et la classe politique dans le but d’anesthésier tout réflexe de défense identitaire des populations européennes. Cette politique porte d’ailleurs ses fruits puisque malgré la violence exacerbée de fanatiques islamisés et devant la multiplication des attentats terroristes, le peuple de France demeure incapable de réaction. 

En effet, au lieu de manifester leur légitime indignation et de crier leur colère à l’encontre des dirigeants de notre pays, tous complices de cette situation, les Français ont pour toute réaction de se réunir en silence et d’allumer des bougies, ou bien encore de déclarer, à l’instar d’un rescapé de la tuerie du Bataclan, « vous n’aurez pas ma haine ».

Slogan grotesque et mortifère qui explique à lui seul l’effondrement moral dans lequel sont englués les peuples d’Europe.

Alors que des cohortes de terroristes sèment impunément la terreur et la mort sur le sol européen, les peuples de notre vieille civilisation préfèrent allumer des bougies et procéder à des lancés de ballons, comme en ce jour de commémoration des attentats du 13 novembre, plutôt que d’oser un réflexe de défense de notre civilisation commune.

En y regardant de près, les terroristes et les racailles de banlieues qui en constituent le terreau fertile, doivent bien rire en voyant nos peuples apeurés et incapables de réaction.

Face à ce déferlement de haine à notre encontre, les seules réactions saines seraient de sommer nos gouvernements de prendre les mesures radicales qu’une telle situation impose. Arrêt immédiat de l’accueil des migrants, au sein duquel se sont infiltrés d’anciens combattants du jihad et reconduite sans délai vers les pays d’origine de l’ensemble des migrants entrés illégalement sur le sol français. Exiger la fermeture immédiate de toutes les mosquées radicales, et attribuer des pouvoirs spéciaux à l’armée, donnant aux militaires les pouvoirs de police judiciaire leur permettant de perquisitionner et d’interpeller tout suspect (rappelons que c’est le vote de ces pouvoirs qui permis de combattre efficacement le terrorisme du FLN lors de la Guerre d’Algérie). Mise en place immédiate d’un programme de coopération avec le gouvernement syrien permettant à la justice syrienne de juger les cas des ressortissants français partis combattre aux côtés de Daech. Opérations conjointes des forces de l’ordre et de la justice pour démanteler les réseaux de trafics d’armes de guerre dans les banlieues françaises qui servent d’arsenal aux terroristes.

Ces quelques mesures de bon sens ne doivent pas exonérer de leurs responsabilités les membres de la classe politique qui a non seulement promu une folle politique migratoire depuis près de quarante ans, mais encore porte la lourde responsabilité de la déstabilisation du Proche et du Moyen-Orient. En effet, sans la Guerre du Golfe de 1990/91, sans la Guerre d’Irak de 2003 et la destruction de l’État irakien, sans la guerre en Afghanistan et les révolutions des « Printemps arabes » encouragées et soutenues par l’Occident, jamais l’État islamique n’aurait pu durablement s’implanter. Depuis plus de vingt ans, l’Occident mène au Moyen-Orient une politique du chaos afin de reconfigurer la région selon les intérêts de quelques grands groupes financiers et industriels, sans parler de la main mise que souhaite conserver Washington et son allié israélien sur cette partie du monde. De ce point de vue, les gouvernements français de Nicolas Sarkozy et François Hollande sont coupables d’ingérence et de déstabilisation à l’encontre de la Lybie et de la Syrie. Le peuple de France, victime depuis deux ans de la plus grande menace terroriste pesant sur notre pays depuis la Guerre d’Algérie doit demander des comptes et exiger que les coupables soient punis.

Plutôt que d’être un peuple de « Bisounours », soyons un peuple fier et déterminé à défendre notre civilisation.